Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 01:16

 

 

Situation des personnels dont la Polynésie française reprend les missions

(Séance du 02 Décembre 2011)

 

0100

Mme Joëlle FREBAULT

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 

 

Cette loi du pays est au cœur du plan de redressement. Elle exprime la volonté du Gouvernement de prendre en compte la situation des salariés des entités qui vont disparaitre. Les ministres et les salariés des différentes structures concernées ont, en effet, besoin d’un cadre à leur discussion.

 

Comme on ne peut pas discuter dans le vide il est normal que ce cadre arrive maintenant. Et puis, à reculer l’échéance, nous courrons le risque, sauf à souhaiter des mouvements sociaux, d’être en situation de devoir simplement acter le résultat des négociations.

 

Pour être clair, aussi bien sur un plan politique que technique le Pays est strictement dans l’obligation d’offrir une solution à ces personnes. Sauf à négocier leur départ, il est, quand qu’il reprend les missions, dans l’obligation de continuer à les embaucher. Notre droit du travail indique que le contrat initial doit « subsister » et le Conseil d’Etat précise  qu’il « appartient à (la) personne publique de proposer à ces salariés un contrat ». Il n’y a donc aucun doute sur le fait qu’il doit y avoir une proposition.

 

Dès lors, la discussion doit porter sur les points essentiels de cette proposition notamment sur la durée et la rémunération de la future relation.

 

Sur ce dernier point d’abord, le Conseil d’Etat dit en gros que le pays, ne peut pas proposer une rémunération inférieure simplement parce qu’elle dépasserait celle des agents en fonction. Mais il dit aussi que c’est illégal  de conserver une « rémunération  excédant de manière trop importante celle prévue dans « le droit commun » c'est-à-dire celle de la fonction publique. Comme d’habitude on est dans l’entre deux…certains diraient le c…entre deux chaises !

 

J’en déduis quand même que la préservation du salaire ne doit pas conduire à une situation « manifestement » excessive au regard des salaires des fonctionnaires. Il va donc falloir faire au cas par cas.

 

La loi du Pays par la combinaison des articles 4 et 6 me semble sur ce point correspondre à l’esprit. En effet, la conservation du salaire n’est qu’une possibilité pas une obligation. En revanche, le Pays ne pourra pas, sous le contrôle du juge créé ou conservé des situations exagérées.

 

En réalité, l’énorme erreur est de laisser libre la rémunération applicable dans ces établissements publics ! Je vous propose monsieur le Ministre que l’on revoit ce point. Car rien ne nous dit que dans le futur on ne soit pas confronté à des situations identiques. En encadrant les salaires de ces établissements, on préserve les intérêts du Pays pour le jour où les missions seraient reprises. Qu’en pensez-vous ?

 

Maintenant sur le premier point, à savoir la durée du contrat, le Conseil d’Etat précise que le nouveau contrat doit être je cite de « droit public, à durée déterminée ou indéterminée selon la nature du contrat ». Il y a ici une logique de continuité. Un nouveau contrat prend la place du précédent.

 

Par exemple, pour un CDD c’est un CDD qui doit être proposé. Simplement le statut passe du droit privé au droit public.

 

Dans les mêmes conditions, on devrait donc avoir un CDI de droit public pour prendre la place du précédent.

 

Et c’est là qu’il y a un vrai choix du Gouvernement. En effet, le Conseil d’Etat n’impose pas l’intégration. Mais est ce à dire qu’il impose la continuité de la relation contractuelle ? Est-ce qu’on ne dénature pas les conditions substantielles de la relation en la faisant passer d’une relation contractuelle à une relation statutaire ? C’est une question qui ne manquera pas d’animer moult discussions juridiques. Mais pas seulement car ce choix à des conséquences financières. En effet, être « contractuel de droit public » ne donne pas les mêmes droits et avantages sociaux que confère la fonction publique. Il y a par exemple les droits à la retraite qui sont calculés différemment, il y a aussi le cliquet des rémunérations, la revalorisation selon l’indice, les congés administratifs, la garantie de l’emploi…A long terme,tout cela n’est neutre sur le plan des finances publiques.

 

Mais je trouve qu’il y à là un vrai parti pris et il en faut bien un, qui recentre le débat sur un plan plus politique.

 

En effet, les membres de la commission ont très bien résumé la situation. Et nous sommes quoi qu’on en dise soucieux des conséquences de ce vote.

 

Mais une chose est certaine. Il vaut mieux aujourd’hui que les négociations avec les salariés s’effectuent dans un cadre. N’en avoir aucun renforcerait les incertitudes.

 

Cependant il n’y a pas de visibilité des conséquences administratives et financières à court et moyen terme de ses dispositions. Si comme l’a précisé le ministre de la fonction publique il n’est pas possible aujourd’hui d’obtenir un chiffre définitif, je pense néanmoins, qu’il est naturel que les élus disposent d’une vue d’ensemble et d’un calendrier. C’est important car si chaque ministre vient avec son calendrier personnel la vision des élus sera éclatée.

 

N’est-il pas concevable de fixer un calendrier et une date butoir aux négociations ?

 

Je demande également qu’une présentation isolée de leurs résultats soit faite au sein du collectif qui permettra l’ouverture des postes.

 

De cette façon nous serons certains que les différends protagonistes ne joueront pas la montre et nous serons assurés de la préservation de notre droit à l’information.

 

Dans ces conditions le groupe TE MANA O TE MAU MOTU ne voit pas d’inconvénient à suivre le Gouvernement sur ce texte.

 

Je vous remercie.

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Frébault, Marquises
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 01:10

 

 

Modification du code de l'environnement

(Séance du 2 Décembre 2011)

 

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Mme Liliane MAIROTO

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 

Le texte que nous nous apprêtons à voter suscite chez moi un sentiment partagé de satisfaction, d’incrédulité, et de consternation.

 

Je vais être bref sur les deux premiers points.

 

Monsieur le ministre, j’estime avec vous qu’il faut effectivement réprimer l’incivisme de certains de nos concitoyens qui, tous les jours, souillent notre environnement. Néanmoins, je considère que rien ne vaut une action préventive et durable sur le terrain. Je pense ici à une forme de médiateur qui au contact de la population sera en mesure d’informer, de mettre en garde et d’amender si besoin est. Il ne faut pas donner le sentiment que la sanction vient d’en haut.

 

Par ailleurs, la surveillance ne doit pas se limiter aux zones protégées. Tous les Week end la rivière Vaima, qui pour moi est joyau, est souillée de plastiques en tous genres et de mégots de cigarettes.

 

De plus, il ne suffit pas de classer et de réprimer. Il faut également offrir la possibilité aux usagers d’exprimer leur civisme. Il faudrait par exemple à la pointe vénus, qui fait partie de la liste des sites protégés, mettre à disposition des usagers plus de poubelles, cendriers et autres mobiliers de plages pour encourager les gestes citoyens. Nous aurons réussit quand la prise de conscience sera telle que chaque citoyen sera le gardien de son environnement. L’entreprise sera longue et son succès dépendra d’un savant équilibre entre information sensibilisation et répression sur le terrain.

 

 

Mais ce qui m’interpelle dans ce dossier c’est la liste des 31 sites protégés que vous avez eu la gentillesse de joindre au dossier.

 

On se rend compte que la plupart des sites ont été classés entre 1952 et 1964 et que presque rien n’a été fait ces quarante dernières années. Nous n’avons recensé que dix sites depuis 1971. Cette constatation mesure le retard que nous avons pris en la matière.

 

Comment expliquer, par exemple, qu’aucun site n’a été répertorié aux Australes et que les Tuamotu n’en ont qu’un seul. Comment expliquer que le dernier classement international de nos sites remonte à 1977 avec Fakarava en tant que réserve de la biosphère et que des Gambier n’apparaissent même pas dans la liste !

 

Ce qui m’amène à cette conclusion : On ne doit pas s’étonner que la population se désintéresse de son environnement quand les pouvoirs publics ont si longtemps fait preuve de négligence.

 

Il est tant que ça change !

 

Je vous remercie.

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Mairoto-Mariteragi, Tuamotu Est
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 01:01

 

 

Accès à la valorisation des ressources issues de la biodiversité.

(Séance du 1er Décembre 2011)

 

001-copie-2

      Mme Liliane MAIROTO


 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 

Nous applaudissons un texte à la fois progressiste et protecteur du patrimoine commun.

 

Un texte qui tord le cou à cette affirmation selon laquelle notre pays ne dispose d’aucune ressource. Mais nous polynésiens, nous savons bien que ce n’est pas vrai car nos îles sont des oasis au milieu d’un désert aquatique. Pour ma part je n’accepterai jamais les discours fatalistes qui voudraient nous enfermer mentalement dans le carcan de l’assistanat.

 

Oui chers amis, nous sommes riches de nos ressources non seulement naturelles mais également culturelles. Nous devons y croire et investir pour que ces dernières s’inscrivent dans le futur.  

 

Mais nous ne devons pas nous tromper. Valoriser ces ressources nécessite de l’expertise. Nous ne pourrons jamais concurrencer les pays en voie de développement par la vente à bas prix de nos ressources naturelles.

 

Notre seule chance est de concentrer nos efforts sur des activités de recherche et de valorisation de ces richesses.

 

Dans ce contexte, il ne faut pas craindre d’ouvrir ces investissements à des entreprises étrangères. Les entreprises locales sont évidemment capables d’entreprendre des recherches mais elles n’ont pas un accès facile aux capitaux disponibles sur les marchés financiers. Or ces recherches nécessitent énormément de fonds. Par ailleurs, au moment où nous manquons de ressources financières je pense qu’il est important de s’ouvrir petit à petit aux capitaux étrangers sur des secteurs ciblés comme, par exemple, celui des biotechnologies.

 

Cette loi du pays en créant un cadre facilitera les démarches tout en offrant un cadre protecteur aux parties. On pourrait, par ailleurs, renforcer le dispositif en consacrant une partie de nos crédits de défiscalisation à ces activités de recherches. 

 

Dans le même temps, je pense qu’il faut encourager nos étudiants à investir ces champs d’études. Il n’y a pas de secret. Les pays qui s’en sortent sont ceux qui investissent dans la recherche. On pourrait par exemple, par le biais de bourses d’études doctorales,  attirer des jeunes scientifiques à investir ces champs d’études. Il y a près de 20 ans, nous avions à l’UPF une formation de niveau BAC +5 centrée sur l’étude de nos récifs. Depuis il n’y a plus rien.

 

N’est il pas temps d’y revenir ?

 

Je vous remercie.

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Mairoto-Mariteragi, Tuamotu Est
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 00:40


 

Protection juridique de l'espace maritime polynésien.

(Séance du 1er Décembre 2011)

 

0090

   Mme Liliane MAIROTO

 

 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynéside française,

Monsieur le sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 

Il n’y a, il me semble, aucun doute sur la nécessité de ce texte. En effet, il faut que l’on cesse de créer ces situations d’impunité à cause de nos retards réglementaires.

 

C’est vrai pour la protection de l’environnement mais ça l’est aussi sur d’autres dossiers.

 

Je vais d’ailleurs, avant d’aller plus loin, me permettre une courte parenthèse à ce sujet :

 

Nous disposons depuis de nombreuses années d’un certain nombre de compétences stratégiques. Il faudrait les concernant ne pas s’isoler du reste du monde. De plus je considère que l’allègement de nos contraintes administratives et la modernisation de nos cadres juridiques sont eux aussi porteur de croissance et de développement. C’est pour cette raison que je propose la mise en place d’une veille juridique permanente pour ces secteurs clés, qui sont à définir.

 

Cette parenthèse étant refermée je souhaite, en revenant au texte qui nous intéresse, formuler une remarque :

 

Les nombreux accords internationaux qu’il cite, la référence à un navire taiwanais dans l’exposé des motifs ainsi que le sujet même de la pollution notamment par les hydrocarbures, peuvent donner le sentiment que le dispositif s’adresse en particulier aux navires étrangers. Je ne suis pas un(e) spécialiste mais c’est l’impression que j’ai eu à la lecture de la loi du pays.

 

Or il me semble au contraire qu’on s’adresse ici à l’ensemble des personnes physiques ou morales, locales ou étrangères.

 

C’est important de le préciser pour ne pas déformer le message principal à savoir :

 

Don’t mess with our ocean

Ne fais pas n’importe quoi dans nos eaux

 

Je vous remercie

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Mairoto-Mariteragi, Tuamotu Est
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 00:24

 

 

LDP fixant les règles relatives à l'établissement du patrimoine et aux modalités d'amortissement du patrimoine du Pays.

(Séance du 1er décembre)

 

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Mme Liliane MAIROTO

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 

A l’heure où les inquiétudes s’expriment sur la capacité du Pays à faire face à ses engagements il est nécessaire que soit assainie la situation concernant son patrimoine. Ce texte est donc non seulement utile mais nécessaire.

 

Cela passe par un recensement de ce patrimoine mais également par une mise en réserve contre son usure et donc sa perte de valeur. C’est une règle que toutes les entreprises connaissent, que le Pays connait, mais qu’il a trop longtemps négligé.

 

Cela fait seulement deux ans que nous inscrivons ces dotations. En 2010 nous avons provisionné près de 2 milliards. Pour cette année 6 milliards ont été inscrits, nous verrons au compte administratif ce qui a été exécuté. Et pour 2012 le gouvernement prévoit une dotation de 240 millions. Si tout cela devait être confirmé c’est donc un peu plus de 8 milliards qui auront été mis de coté. Ce n’est pas une paille.

 

C’est utile, c’est sûr.

 

Néanmoins, plusieurs questions restent en suspend :

 

On ne connait pas encore l’étendu du patrimoine. Dès lors avons-nous été bien avisés, d’amortir de manière si désordonnée : 2 puis 6 milliards et maintenant 240 millions. Etions nous dans l’obligation, en pleine crise budgétaire, de nous passer d’un volume si important de ressources nécessaires au financement des autres dépenses obligatoires ?  Pouvons nous nous entendre sur un montant régulier et raisonnable au regard de nos capacités ?

 

Ensuite, pourquoi les contrôles n’ont-ils pas fonctionnés pour nous remettre, si je puis dire, dans le droit chemin ? De ce point de vue l’Etat ne peut pas aujourd’hui nous mettre le couteau sous la gorge en termes de rattrapage. D’ailleurs, malgré les multiples références du rapport je ne crois pas que l’Etat nous ait obligés à forcer le train.

 

Voilà ce que je voulais dire sur un dossier pour lequel le Groupe TE MANA O TE MAU MOTU votera favorablement.

 

 

Je vous remercie

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Mairoto-Mariteragi, Tuamotu Est
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 00:36

 

 

Réponse du Ministre de l'Environnement Mr Jacky BRYANT

à Mme Eléanor PARKER

(Séance du 01 décembre 2011)

 

 

 

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Mesdames, Messieurs les Représentants, ia ora na

 

 

Je ne ferai pas un point sur la chronologie depuis la loi statutaire de 2004, et ses changements, je porterai mon intervention sur la situation des travaux en cours. Voici les 4 points forts pour répondre aux préoccupations que vous portez à ce sujet délicat.

 

 

1) VERS UNE NOUVELLE ENTITE : UN SYNDICAT MIXTE

 

 

Les communes ont la responsabilité pleine et entière des déchets ménagers. Le Pays doit quant à lui assumer d'autres types de déchets. Afin de rassembler nos moyens et nos efforts, j'ai donc proposé la création d'un syndicat mixte, rassemblant le Pays et les Communes. Les études relatives à ce syndicat sont maintenant terminées, depuis trois jours. Elles seront rapidement présentées au gouvernement ainsi qu'aux élus. Au travers de ce syndicat mixte, le Pays pourra accompagner les communes dans leur politique de traitement des déchets. Il devrait en découler un coût collectif moindre.

 

 

2) LA POLITIQUE SECTORIELLE

 

 

Dès le début de l'année 2012 débutera une vaste étude sur le gisement des déchets en Polynésie. Cette étude ne couvrira pas simplement le problème des déchets ménagers, mais étudiera aussi le problème des déchets industriels, hôteliers, issus de la perliculture, et l'agriculture. Cette étude qui couvrira l'ensemble des 5 archipels. Il sera le point de départ de notre réflexion pour l'élaboration de la Politique Sectorielle des Déchets (PSD). Ce document sera la ligne directrice dans laquelle devront s'inscrire les politiques communales de gestion des déchets.

 

 

L'étude programmée pour le début de l'année 2012 s'étalera donc sur 6 mois environ et elle nous permettra alors de quantifier cet effort de solidarité, de l'organiser et de le rationaliser.

Si certaines îles disposent de surfaces suffisantes pour enfouir leurs déchets ultimes et non dangereux, ce n'est pas le cas de toutes les îles ou des atolls des Tuamotu notamment. La réduction des coûts de traitement par la mutualisation des moyens devra permettre un redéploiement des crédits vers ces mesures de solidarité.

 

 

3) RESPONSABILISER LE SECTEUR PRIVE ET NOS CONCITOYENS

 

 

Une loi est actuellement en cours de finalisation au sein de mon cabinet concernant la Responsabilité Elargie du Producteur (la R.E.P). Ce dispositif vise à responsabiliser les producteurs de certaines catégories de déchets et à les contraindre à prendre en considération la fin de vie de leurs produits dès leur commercialisation. Ce dispositif existe en France mais également en Nouvelle-Calédonie. Les filières identifiées sont alors obligées de s'organiser pour collecter auprès du public et retraiter le bien en fin de vie.

 

 

Ce dispositif devrait contenir des filières comme les déchets électriques, électroniques, électroménagers (DEEE), les batteries, les pneumatiques, les médicaments périmés ...

 

 

D'autres dispositifs répressifs sont également en cours de finalisation au sein de mon ministère. En séance d'aujourd'hui, seront examinés deux projets de loi portant modification du code de l'environnement. En début d'année 2012 vous sera présentée la loi sur la protection des espèces et celle-ci sera prolongée par l'extension du pouvoir de police aux agents assermentés de la Direction de l'environnement.

 

 

4) VALORISER LES DECHETS POUR REDUIRE LES COÛTS

 

 

Pour réduire le coût de traitement des déchets, deux solutions. La première est le développement du tri. Les efforts menés doivent être valorisés, particulièrement par un coût financier approprié. En d'autres termes, "plus une commune trie, moins cela lui coûte". La seconde piste porte sur la production électrique à partir de déchets. Cette valorisation consistera en une destruction du gisement par pyrolyse à très haute température. Cette dernière étant alors revendue comme n'importe quelle autre énergie électrique.

 

 

En ce qui concerne le dispositif de la responsabilité élargie du producteur, REP aucune disposition pour son financement n'est retenue. La TEAP, la taxe sur les véhicules, et à un autre niveau la consigne, sont déjà appliqués, et doivent composer le financement de cette mesure.

 

 

Les économies qui seront réalisées sur les coûts de traitement seront redéployées vers l'effort de solidarité que nous devons aux communes les plus démunies et les plus vulnérables.

 

 

5) POURSUIVRE LES INVESTISSEMENTS STRUCTURANTS.

 

 

En complément de ces informations, je tiens également à faire savoir que je m'attache à développer les investissements structurants permettant de faciliter la gestion des déchets par les communes. Dans le cadre du contrat de projet ainsi que dans celui du partenariat avec l'ADEME, nous mobilisons les fonds nécessaires à la création de déchetteries et autres points d'apport volontaire. Certaines communes ont déjà innové en la matière, avec un effet immédiat sur les dépenses engendrées par la collecte, le ramassage, le transport, car les déchets sont centralisés.

 


Voici donc quelques éléments de réponse que je souhaitais faire à notre assemblée.

 

 

Maururu.

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 00:13

 

 

Question orale de Mme Eléanor PARKER à Mr Jacky BRYANT, Ministre de l'environnement.

(Séance du 1er décembre 2011)

 

0040

 

 

Objet : Gestion des déchets dans les archipels éloignés de Tahiti.

 

 

Monsieur le Ministre,

 

 

Il se dit toujours de nos archipels qu'ils sont préservés. C'est ce caractère qui fait le bonheur des habitants qui y vivent et qui attire les touristes en quête d'espaces protégés. Mais pour combien de temps encore ?

 

 

Déjà circulent articles et témoignages de résidents et de touristes qui se désolent de la gestion des déchets de nos îles.

 

 

Les communes qui s'y trouvent ont, comme toutes les autres, une responsabilité grandissante dans la collecte et le traitement des ordures ménagères. Elles font pourtant face à des problématiques démographiques et géographiques très spécifiques. En effet, elles sont à la fois confrontées à un manque d'habitants et à une géographie rendant insoutenable, voir même dangereux, la mise en place d'un système d'enfouissement comparable à celui mis en place sur l'île de Tahiti.

 

 

Nous devons donc innover et agir car le coût de l'inaction ne cesse d'augmenter et notre dette vis-à-vis de nos enfants de s'accroitre.

 

 

Monsieur le Ministre vous évoquiez au sein du DOB la création "d'une structure mixte" Pays-communes de même qu'"un nécessaire effort de solidarité vis-à-vis des îles éloignées".

 

 

1- Cet effort va-t-il, comme le sollicite certains maires, jusqu'à envisager le rapatriement sur l'île de Tahiti des déchets qui ne pourraient pas être recyclés sur place par les habitants, les commerçants et les communes ?

 

 

2- Cette solidarité devrait elle selon vous s'exprimer, comme il était initialement prévu, par un prélèvement sur la consommation ?

 

 

3- Le cas échéant pouvez-vous nous indiquer votre approche du problème ?

 

 

 

Les élus du groupe TE MANA O TE MAU MOTU vous remercient.

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 23:39

 

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A l’occasion des 50 ans de la perle de culture de Tahiti, le Ministre de la perliculture Mr Temauri FOSTER a convié ce mercredi 30 novembre Mme Eleanor Parker et Mme Liliane MAIROTO a l’inauguration du « Poe Maohi » qui s’est tenue cette année au « Sofitel Maeva Beach ».

 

 

Cet évènement a permis de rassembler le grand public, les touristes et les professionnels du secteur.

 

 

Différents créateurs, bijoutiers, joailliers ont exposé dans le hall de l’hôtel.

 

 

Afin de promouvoir notre perle, un concours de la plus belle perle a été mis en place.

 

 

Un dîner gala a également été prévu ainsi qu’une vente aux enchères caritatives dont les recettes des ventes seront reversées au Village d’enfants SOS.

 

 

Une ferme perlière a été reconstruite sur une pirogue afin de proposer des démonstrations de greffe, de récolte, des initiations au tri des perles.

 

 

L’inauguration s’est terminée par un rafraichissement offert aux invités.

 

 

Quelques photos de cet évènement : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.194576753962306.49617.100002299491989&type=1

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 08:30

 

 

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C’est la première fois que les artisans des Tuamotu-Gambier exposent dans le hall de l’Assemblée. Pour cet évènement une ambiance Paumotu a été recréée : palmes de cocotiers, cocos, coquillages …

 

Le groupe Te Mana O Te Mau Motu représenté par son président Teina Maraeura, ses membres, Léonie Mataoa, Eléanor Parker et le ministre Temauri Foster ont assisté à l’inauguration présidé par Jacqui Drollet accompagnés de l’administrateur des Tuamotu-Gambier, Eric Sachet ainsi que des ministres, Chantal Tahiata, Kalani Teixeira et Daniel Herlemme.

 

Une cinquantaine d’artisans ont exposé leurs créations, comme des pièces en coquillage, des chapeaux et des parures. Seront également mis en place des concours de tressage et de coutures.

 

Le thème choisi par les artisans est Toku Kaega Te Ora « Mon île, c’est la vie »

 

L’inauguration s’est terminée par un buffet de fruits et de produits locaux offert aux représentants. 


L'album photos est visible en cliquant sur ce lien :  

 https://www.facebook.com/media/set/?set=a.189598747793440.48823.100002299491989&type=3

 


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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 05:53

 

 

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Après la journée du potiron à l'occasion d'Halloween, le ministère de l'agriculture a mis le Uru en avant à l'occasion des festivités de Matari'ii ni'a qui marque l'entrée dans la période d'abondance.

 

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Aussi le ministre de l'Agriculture Kalani Teixiera, a convié la population à la première "Journée du Uru" ce lundi 21 novembre sous le chapiteau de l'ancienne présidence.


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Le fruit de l'arbre à pain a été à l'honneur lors de cette célébration.


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De nombreuses préparations à base de Uru sous toutes ses formes ont été présentées au public.

 

                          

                          

 

   

 


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