Constat
Faible altimétrie des atolls ; isolements et dispersion qui ne permet pas d’évacuation efficiente.
Enjeux sur la collecte des déchets, traitement des eaux usées, adduction de l’eau potable :
- Depuis 2004, seules 35%
des embouchures de rivières surveillées sont propres à la baignade.
- Sur 48 communes en PF,
seules 12 traitent leurs déchets & 5 distribuent de l’eau potable.
- Seules 3
communes (: Bora Bora, Moorea, Punauuia) se penchent sur l’assainissement des Eaux Usées
- Commune de
Papeete nécessite un coût de 400 millions d’Euros pour développer les infrastructures d’assainissement des Eaux.
- Echéances à respecter pour les Elus Municipaux afin de mettre leurs communes aux normes, sinon quoi responsabilités
pénales : 2011, 2015, 2020.
I- EN CHIFFRES
ü 27,4 Millions d’Euros pour la
sécurité des Personnes : Tuamotu Gambier particulièrement concernés
ü 56,4 millions d’Euros pour
l’Assainissement des Eaux : Papeete, Raiatea, Nuku Hiva, Hiva Oa
ü 20,2 millions d’Euros pour le
traitement des déchets : Tuamotu, Australes, Marquises
ü 61, 3 millions d’Euros pour
l’Adduction d’Eau potable : toute la PF
II- ABRIS DE SURVIE : CONTEXTE
L’Archipel des TUAMOTU s’étend sur une superficie maritime de plus de 2 millions de Km2 & regroupe 50 îles habitées en
permanence ; les autres ne l’étant que pour les besoins de la pêche / culture du Coprah.
III- PROBLEMATIQUE
- Depuis 1831, 61
cyclones ; depuis 1970, 39 cyclones.
- 12 abris para
cycloniques existant, réalisés fin 1980 : ANAA, Arutua, Apataki, Fakahina, Hao, Kaukura, Manihi, Napuka, Nukutavake, Puka Puka, Tureia.
- Le choix des atolls
opéré en fonction de leur éloignement, desserte maritime ou aérienne et du nombre d’habitants.
IV- INTERVENTION
- Construction d’abris dans les îles suivantes : Ahe, Amanu, Aratika, Hereheretue, Katiu, Marokau, Niau, Nihiru, Pukarua, Raraka, Reao, Takapoto, Takaroa, Taenga, Takume,
Tematangi, Tepoto Nord, Toau, Vahitahi, Vairaatea, Faaite.
- Rénovation d’abris : Anaa, Arutua,
Fakahina, Fangatau, Hao, Kaukura, Manihi, Napuka, Nukutavake, Puka Puka, Tureia.
- Etude qualitative de besoins en infrastructures
de protection : Rangiroa, Tikehau, Makemo, Manihi, Fakareva, Maupiti
o Dresser un état des
lieux de ces îles qui regroupent 32% de la population de l’Archipel Tuamotu Gambier ; concentrent l’essentiel de l’activité touristique (1000 touristes)
- Acquisition foncière ; ajustement du
programme de rénovation
V- En chiffre pour les
îles ?
- Atolls les plus peuplés
(5000 hbts)
- 1 545, 4 milliards
F CFP pour la construction d’abris dans les îles prioritaires.
VI- ADDUCTION DE L’EAU POTABLE : CONTEXTE
Dès 2016, les élus municipaux seront pénalement responsables de l’adduction de l’Eau potable.
VII- PROBLEMATIQUE
La Déclaration des Objectifs du Millénaire
(DOM) préconise de réduire de moitié d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à l’eau potable salubre.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise un seuil de 5litres d’eau par personne et par jour.
Ø La PF est donc considérée comme un « pays en voie de développement »
VIII- En chiffre pour les îles ?
- 3 090, 9 Millions
F CFP pour rénover et installer réseaux des Iles du Vent
- 636,4 Millions F CFP
pour rénover et installer réseaux aux Marquises
- Tuamotu Gambier :
2 727, 3 Millions F CFP
IX- TRAITEMENT DES DECHETS : CONTEXTE
- 130 000 tonnes de
déchets par an en PF ; en constante augmentation : + 62% entre 1985 et 1998
- Seules les îles du Vent, sauf
Faa’a, possèdent un dispositif de collecte et de traitement des déchets : Centre d’Enfouissement de Paihoro et Centre de Recyclage de Motu Uta.
- 1996 : Société
d’Environnement Polynésien (SEP)
X- PROBLEMATIQUE
- 91 000 habitants
(36% de la population) ne bénéficient pas de ces infrastructures.
- Multiplication de
décharges sauvages
- La gestion des déchets
est assurée par les communes en régie directe et se traduit par la collecte et la mise en décharge municipale des déchets ménagers.
- Répartition hétérogène
des déchets : sur 105 000 tonnes produits à Tahiti, 25 000 tonnes sont issus des îles ; en conséquence, besoin de « sur mesure » pour les communes des archipels
éloignés.
- Sur 130 000 tonnes
de déchets :
o 75 000 tonnes de
déchets traités
o 20 000 tonnes de
déchets non traités (Faa’a)
o 10 000 tonnes de
déchets non traités dans les décharges communales IDV
o 25 000 tonnes de
déchets non traités des communes des autres archipels.
XI- INTERVENTION
Actions prioritaires :
Ø Equiper 12 communes des Archipels
pour traiter 13 900 tonnes de déchets supplémentaires par an. Plus exactement :
o ISLV (Raiatea, Huahine,
Tahaa) : 9400 t/ an
o TUAMOTU (Manihi,
Rangiroa, Tatakoto) : 1800 t/ an
o Australes (Tubuai,
Rimatara) : 1100 t/ an
o Marquises (Hiva Oa, Ua
Pou) : 1600t/ an
Ø Aménager un lieu de stockage pour
les déchets industriels liquides et les déchets d’équipements électroniques ou électriques sur le site de NIVEE ; île de Tahiti (estimation : 300 t/an)
XII- Population
bénéficiaire
- 590,9 millions F CFP
pour ISLV
- 409,2 millions F CFP
pour TUAMOTU
- 272, 8 millions F CFP
pour Australes
- 272, 8 millions F CFP
pour Marquises
Population totale concernée : 63 000 hbts pour les déchets recyclables.
XIII- ASSAINISSEMENT DES EAUX
USEES : CONTEXTE
- 218 stations
d’épuration ; 53% se situent à PPT ; il s’agit de stations semi collectives privées mises en place par les lotisseurs.
- Conclusions du rapport
2005 du centre d’hygiène et de salubrité publique sur la qualité des eaux de baignade:
o A Tahiti, 100% des
embouchures contrôlées en zone urbaine sont non-conformes
o 48% en zone rurale.
- Cadre
d’orientation :
o Zones à vocation
touristiques
o Pôles urbains
XIV- INTERVENTION
Objectifs :
- Préservation des
rivières, lagons et nappes phréatiques
- Amélioration sanitaire
environnementale du cadre de vie
- Enrayer les risques de
pollutions bactériologiques par la diminution des rejets directs d’ eaux usées non ou partiellement traitées dans le lagon
- Améliorer
l’environnement des habitations raccordées (problèmes d’assainissements individuels, vidanges des fosses…)
XV- Population
bénéficiaire
Estimation : environs 35 000 habitants devraient bénéficier de ces infrastructures.
4000 Millions F CFP pour PPT
2410 Millions F CFP pour Faa’a
AVIS DU
CESC
- ABRIS
- Interrogation sur la répartition du financement : la sécurité des personnes est de la compétence de
l’ETAT
- ART 14 6° de la loi statutaire n° 2004 192 précise que les autorités de l’Etat sont compétentes dans l’élaboration de
plans d’urgence ou catastrophes naturelles ; responsabilité à 100% de l’ETAT.
- EAU POTABLE
- Mettre en place un programme d’éducation de la population pour initier des changements de comportements vis-à-vis de
l’environnement
- Le contrat de Projet devrait plus s’immiscer dans le développement des énergies renouvelables (ETM)
- Pour l’eau potable, le CESC préconise un système de facturation pour sensibiliser les habitants à leur future
consommation d’eau
- Le CESC encourage l’intercommunalité pour la protection des nappes phréatiques
- TRAITEMENT DES DECHETS
- Le CESC encourage l’intercommunalité dans la politique de traitement des déchets.
- Le CESC regrette qu’il n’y ait pas de mise en place de tout à l’égout.