Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 08:34

 

 

 

Intervention relative à l'approbation de l'accord cadre

entre la Polynésie française et l'ADEME

pour la période 2011-2013 en vue de l'élaboration

et de la mise en oeuvre de la politique sectorielle des déchets.

 

(Séance plénière du 16 juin 2011)



 

0040

Mme Léonie MATAOA


 

 

 

Monsieur le Président de la l'Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,


 


 

Nous nous sommes prononcés, le 10 mars 2010, sur la convention liant la Polynésie française et l'ADEME en matière de politique énergétique. Aujourd'hui, il est question de la politique des déchets.

 

 

Voilà deux domaines d'une importance stratégique pour notre pays.

 

 

Notre développement économique, culturel voir même social est largement dépendant de la manière dont nous saurons traiter nos déchets. Tout le monde est concerné et je voudrais dire ici que je suis vraiment outrée de voir comment nous maltraitons notre environnement. Mais nous pouvons et nous devons changer et je suis certaine que nous pouvons très rapidement inverser la tendance de l'incivilité en actionnant les bons leviers.

 

 

Je note, d'ailleurs, que le langage sur cette question a changé. Il marque une évolution dans la vision que nous devons avoir de nos déchets. On parle aujourd'hui de "gisements" et de "productions", comme si nos déchets étaient désormais sources de revenus ou du moins d'opportunités. D'ailleurs, Temauri Foster en charge des énergies vertes a eu la primeur d'une présentation sur les potentialités énergétiques de certains déchets. Dans le même registre, j'ai noté, à l'attention des ministres de l'environnement et de l'agriculture, une initiative intéressante dans la région de Clermont Ferrand qui consiste à utiliser les eaux usées pour l'arrosage des cultures agricoles. Vous en aviez parlé lors d'une réunion sur les actions du FED et bien voilà un exembple concret.

 

 

Il est constant d'entendre que la Polynésie française produit peu, exporte peu et importe énormément.

 

 

Dès lors il est évident que l'essentiel des 120.000 tonnes de déchets que nous produisons chaque année est importé. Il est essentiel pour moi que nous valorisions ces déchets pour les réutiliser ou pour les réexpédier. Car à long terme si on prend en compte tous les coûts, il n'est pas certain qu'il revienne plus cher de les réexpédier que de les enfouir.

 

 

Sur ce point je partage les interrogations sur la pertinence d'un centre d'enfouissement dans toutes les îles. Il y a même 3 CET, qui construit depuis 3 ans, ne fonctionnent pas car les communes n'ont pas les moyens de les faire fonctionner. 3 autres CET doivent voir le jour sans avoir trouvé de solution pour leur fonctionnement. Prenons les îles basses et les très petites îles. Combien de temps pensons-nous pouvoir creuser sans risquer de polluer durablement la nappe phréatique. Qu'adviendra t'il de ces déchets en cas de cyclone, de vent fort ou de houle importante ? Nos archipels sont nos ressources vivrières, agricoles, touristiques et culturelles. Notre positionnement touristique vante le caractère totalement préservé de ces îles. Nos communes n'ont pas les moyens de gérer seules cette problématique.

 

 

Alors pourquoi ne pas imaginer la construction d'un bateau chargé de récolter ces déchets et des ramener à Tahiti pour y être réexpédiés. Les communes et ses résidents n'auraient dès lors que la tâche de trier et de préparer ces déchets à être emporter. Cette idée peut paraître fantasque et très couteuse mais elle mérite d'être comparée avec d'autres en tenant compte de tous les paramètres. En effet un casier a une durée de vie de 15 mois et le coût de construction d'un casier est de 10 millions de francs. Si nous prennons nos 6 CET cela représente 60 millions. Au vu de ce rapide calcul, l'acquisition d'un bateau semble moins farfelu. D'ailleurs, il me semble que des bateaux du pays sont à vendre.

 

 

D'autres voies peuvent aussi être explorées telle que des déchèteries adaptées à chaque commune. Elles permettront une réduction notable des déchets qui soit allongera la vie des casiers soit réduira le nombre de voyage du bateau.

 

 

Il faut, sur toutes les possibilités qui s'offrent à nous, tenir compte des coûts mais aussi des risques et des gains pour notre environnement.

 

 

Contrairement à la sinistrose ambiante, je ne pense pas qu'il y ait une défiance en général vis à vis de la Polynésie.

 

 

Nos bailleurs de fonds, Etat et Union Européenne en tête n'attendent qu'une chose : que nous sachions leur présenter des politiques nationales ou sectorielles dotées de programmes crédibles et appropriés.

 

 

Une convention visant à moyen terme la définition et la mise en oeuvre d'une politique des déchets est donc une initiative essentielle pour notre pays. Avec cette convention nous pourrons je l'espère ouvrir nos yeux et nos perspectives sur la question en profitant de l'expertise mondialement reconnu de l'ADEME.

 

 

Je vous remercie.

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Mataoa, Tuamotu Ouest
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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 08:00

 

 

 

Intervention relative au projet de délibération portant modification

de certaines dispositions du code des postes et télécommunications.

 

(Séance plénière du 16 juin 2011)


 

006

Mme Liliane MARITERAGI-MAIROTO

 

 

 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 

 

 

Il y a d'un côté ce projet de texte qui vise à accroître la sécurité des personnes contre les émissions "de champs électromagnétiques émis par les réseaux de télécommunications et les installations radio électriques". Il y a d'un autre, l'OMS qui vient, il y a quelques jours, de rendre un rapport sur les dangers cancérigènes des Vini.

 

 

Nous n'avons pas, dans ce domaine, les moyens de mener toutes ces études. Il faut donc adopter une stratégie de veille permanente sur les évolutions législatives, réglementaires et scientifiques

 

 

Nous accumulons un certain nombre de retard législatif sur bien des points. On pourrait, par exemple, évoquer le cas du harcèlement. Nous serions impardonnable de ne pas transposer les mesures de protection sanitaire applicable au reste des citoyens européens.

 

 

Il n'y a donc, à mon sens, pas lieu à grand débat sur la question.

 

 

Néanmoins, l'exposé des motifs laisse entendre que les pouvoirs publics n'ont commencé à se soucier de cette problématique qu'avec l'ouverture du marché à la concurrence. Il ne faudrait pas que ces nouvelles mesures soient perçues comme des barrières supplémentaires à l'entrée sur ce marché.

 

 

Enfin, le texte conditionne l'importation, la publicité et la mise sur le marché au respect à des "exigences essentielles". Je m'interroge sur cette formulation que je trouve juridiquement incertaine. Les incertitudes juridiques étant préjudiciable à la confiance des investisseurs, il eut été, je pense, opportun de préciser ces exigences dans le texte.

 

Et puis on peut tout de même s'interroger sur l'impact de ces évolutions technologiques sur nos modes de vie, nos comportements et notre santé.

 

 

Beaucoup aujourd'hui préfèrent être devant la télé ou un ordinateur plutôt que de profiter du plaisir d'être à la mer.

 

 

Le problème n'est pas propre à la Polynésie. Mais notre population est vulnérable. Et notre société est malade d'une modernité importée trop vite, trop forte et que nous avons bien du mal à digérer.

 

 

Je vous remercie.

 

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Mairoto-Mariteragi, Tuamotu Est
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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 07:34

 

 

 

Question orale de Mme Eleanor PARKER à M. Oscar Manutahi TEMARU, Président de la Polynésie française

en charge des relations internationales et régionales du tourisme

et des transports aériens internationaux.

(Séance plénière du 16 juin 2011)


 

0111

Mme Eleanor PARKER

 

 

 

 

ObjetCohérence en matière de tourisme - communauté de commune des îles Marquises.

 

 

 

 

Monsieur le Président,

 

 

Vous êtes en charge du tourisme et c'est en cette qualité que je vous adresse la question suivante :

 

 

Ce mardi est paru dans un quotidien local le premier appel à candidature de la communauté de communes des îles Marquises.

 

 

Pour mémoire cet établissement public de coopération intercommunale est le premier du genre en Polynésie. Comme toute intercommunalité, elle a pour mission la mise en commun de moyens humains, financiers ou techniques. Elle a aussi vocation à donner une cohérence ainsi qu'une vision d'ensemble du développement de l'archipel.

 

 

Tel est le cas, d'une certaine manière, de cette annonce qui a pour objet "la conception et le montage de produits touristiques au sein de l'archipels des marquises, adossés sur une image marketing spécifique aux Marquises".

 

 

Le tourisme a jusqu'à présent fait l'objet d'une forte centralisation. Les études, les analyses et propositions venaient toutes de Tahiti. Ici l'initiative est celle de l'archipel dont la volonté est de valoriser ses spécifités.

 

Nous devons saluer cette démarche comme la volonté de certains élus communaux de vouloir prendre en main un développement propre aux îles Marquises.

 

 

Toutefois, il arrivera un temps où il faudra mettre en cohérence la statégie touristique du pays et celle de l'archipel.

 

 

Monsieur le Président, comment envisagez vous les modalités de cette coopération et de cette mise en cohérence notamment en lien avec les recommandations du COST (Conseil d'Orientation Stratégique du Tourisme) et les actions du GIE Tahiti tourisme ?

 

 

Je vous remercie.

Par TEMOTEM - Publié dans : QUESTION ORALE
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 05:49

 

 

Intervention relative à l'approbation du compte financier

de l'exercice 2010 de l'ITC

(Séance plénière du 09 juin 2011)


 

FREBAULT-Joelle.jpg

Mme Joelle FREBAULT

 


 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,


 

Voilà un établissement public dont la situation contraste complètement avec celle du précédent. En lieu et place des chiffres démesurés étudiés tantôt, nous voici en présence d'un établissement minimaliste. Son budget et d'une soixantaine de millions. L'équipe est composée d'une dizaine de personnes à peine. Elle est plutot bien dotée en personnel d'encadrement.


 

Pourtant l'Institut Territorial de la Consommation ne rempli pas correctement ses missions de protection et d'information des consommateurs Polynésiens.


 

Les raisons sont connues et tiennent en grande partie au manque de moyens conférés à l'établissement. Ce dernier n'a pas vocation à équilibrer par des ressources propres les dépenses qu'il doit engager. Il a une vocation administrative et non commerciale. Sa capacité à remplir ses missions dépendent donc en grande partie des moyens que nous lui consentons. 


 

Or, à effectif quasi constant, les moyens conférés à l'établissement ont été réduits chaque année depuis 2009 d'environ 14 millions de francs. L'institut n'a disposé en 2010 que d'environ 6.5 millions de francs pour mener à bien ses missions d'informations, d'études et de recherches sur l'ensemble du territoire. Je pense que c'est très nettement insuffisant et je plaide pour que le gouvernement lui trouve des moyens supplémentaires. A défaut de quoi nous paierons des agents à ne pas exercer leur mission. Et donc nous irions à l'inverse des demandes de nos citoyens consommateurs-électeurs.


 

Que demandent ils ? Une baisse des prix et une meilleure protection face aux commerçants ainsi qu'un réel contrepoids face aux monopoles et oligopoles. C'est vrai pour les consommateurs de Tahiti mais ça l'est encore plus pour les consommateurs des iles éloignées.


 

Nous avons longtemps parié sur l'investissement public et sur le soutien aux entreprises pour faire tourner notre économie. Nous devrions changer de fusil d'épaule et revenir aux moteurs réels de l'économie que sont la consommation et l'investissement privé.


 

L'un et l'autre ont besoin de confiance. Mais nos consommateurs sont particulièrement vulnérable et captif et ont besoin d'être beaucoup mieux protégés.


 

Nous aurons bientot la chance de prouver l'attachement que nous avons de protéger les consommateurs polynésiens par la mise en place d'autorités indépendantes de régulations et de sanctions notamment dans le domaine de la concurrence.


 

Je vous remercie.

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Frébault, Marquises
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 04:49

 

 

Intervention relative aux comptes annuels de l'OPT 2006, 2007, 2008, 2009

et affectation des résultats.

(Séance plénière du 09 juin 2011)


 

eleanor parker

Mme Eléanor PARKER

 


 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 


 

Nous sommes en 2011 et nous sommes aujourd'hui, ici, réunis pour approuver les comptes de 2006, 2007, 2008 et 2009 de l'Office des Postes.


 

C'est en février 2004 que la règlementation applicable à l'OPT en matière budgétaire et comptable a changé. La délibération avait eu l'ambition de rendre ces nouvelles règles effectives à compter du 1er janvier 2005. Elle laissait donc un peu moins de huit mois à l'Office et à ses agents pour changer l'ensemble des procédures internes.


 

Y a t'il eu, à l'époque, un aveuglement face à l'ampleur de la tâche ou, comme le souligne parfois la CTC, une volonté de faire obstacle à tout contrôle ... ou peut être même un peu des deux !? Je ne sais pas.


 

Je sais en revanche, que la réalité a été très différente. Le conseil d'administration nous indique qu'il a fallut une année et demi pour s'adapter aux modifications.


 

Et encore je ne partage pas cette analyse. Car en réalité les commissaires aux comptes, qui ne furent nommés qu'en décembre 2006, ont refusé la certification de cet exercice tout comme ceux des trois exercices suivants. Le rapporteur nous indique même que les comptes 2010 ne seront eux aussi pas certifiés.


 

Ainsi contrairement à ce qu'indique le conseil d'administration, les commissaires aux comptes nous interpellent sur le fait que l'OPT n'est toujours pas organisé de manière satisfaisante au regard des règles comptables applicables aux sociétés commerciales de sa taille.


 

Franchement jusqu'à quand cela va durer ? On nous demande aujourd'hui d'approuver des comptes vieux de quatre ans qui ne reflètent pas la réalité de la situations financière de l'OPT. Cela ne rime plus à rien.


 

Avons nous oublié que dans établissement public, il y a le mot public et donc "service public". Avons nous oublié qu'un établissement public fusse t-il à caractère industriel et commercial n'a pas vocation à générer des bénéfices faramineux sur le dos de l'usager.


 

Tous ces bénéfices n'ont rien à faire dans les réserves d'un établissement mal géré. Certes le politique à grandement déstabilisé l'Office. Certes nous devons laisser ce type d'établissement aux mains d'hommes et de femmes compétents. Nous devons leur assigner des objectifs clairs et ne les sanctionner qu'en cas d'échecs.


 

Mais au delà de ça qu'en est il de la continuité du service public ?


 

Je vais vous raconter une anecdote qui date de la semaine dernière. Une amie se rend dans une agence OPT proche de Papeete. Elle demande, après une longue attente, l'ouverture d'une ligne fixe. Jusque l'à rien de bien sorcier. Après tout on est là dans le coeur de l'OPT. Et bien ça n'a pas été possible pour cette amie ! La raison ? ... Elle est assez simple : La personne en charge de ce service était simplement partie en congé et personne n'était en mesure d'aider mon amie jusqu'à son retour. Ce cas n'est pas isolé, n'est ce pas chers collègues, nous avons tous été confrontés à ces problèmes.


 

Ainsi donc l'absence d'un Président de conseil d'Administration ou d'un guichetier serait de nature à justifier des manquements aux obligations les plus élémentaires en matière de service public ou en matière comptable ? Ce n'est pas acceptable !


 

On critique beaucoup la classe politique. Cette critique a ses justifications. Mais cette critique peut s'étendre à l'administration qui doit elle aussi changer.


 

Nous devons changer pour satisfaire des usagers contribuables et électeurs qui auront raison d'être à l'avenir plus exigeants.


 

J'espère que la refonte du service public aura à coeur de remettre ce type de préoccupation au coeur du fonctionnement de nos services et de nos établissements publics.


 

Voilà ce que je voulais humblement exprimer sur ce dossier.


 

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Parker, Iles du Vent
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 03:46

 

 

Intervention relative au projet de loi du pays

instaurant un dispositif d'aide en faveur

des établissements d'hébergement chez l'habitant

et de la petite hôtellerie familiale.

(Séance plénière du 09 juin 2011)


 

FREBAULT-Joelle.jpg

Mme Joelle FREBAULT


 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,


 

Ce projet de texte modifie le régime d'aide en faveur des structures d'hébergement chez l'habitant ainsi qu'en faveur de la petite hôtellerie familiale.


 

Il étend, d'abord le champ d'application du dispositif aux actions de mise en conformité, de création d'activité, d'études, de formations et d'adhésion volontaire à un label. De ce point de vue il a une approche plus qualitative que le dispositif précédent.


 

Il refond également le dispositif d'aide :


- En augmentant les aides qui pourront être de 5 millions

- En permettant qu'elles soient renouvelées tous les 3 à 5 ans

- En les soumettant à un régime de droit commun définit par la loi du pays sur les critères d'attributions des aides financières et d'octroi de garantie d'emprunt.


 

Ce texte marque donc la volonté d'appuyer, de refondre et de moderniser le soutien apporté à la petite hôtellerie dans son développement.


 

Deux éléments me semblent très positifs :

 

D'abord les aides seront à l'avenir plus transparentes et donc moins sujettes à critiques puisqu'elles suivront une procédure de droit commun applicable à tous sur la base de critères objectifs.


 

Ensuite, le dispositif prévoit une évaluation obligatoire de son efficacité.


 

Je pense que nous devons généraliser cette démarche d'évaluation de nos politiques publiques à l'ensemble de nos programmes. Je pense également que c'est aux élus et au gouvernement que revient la tâche de fixer ces objectifs quantitatifs et qualitatifs que nous souhaitons fixer à moyen et long terme.


 

Ils doivent conduire le gouvernement et son administration à mettre en place les actions permettant leur atteinte à mesurer par des indicateurs fiables, simples et compréhensibles de tous et partagés avec le plus grand nombre.


 

C'est comme cela que doit, à mon sens, s'organiser une démocratie moderne, performante tournée vers les citoyens et leur futur. Nous devons faire rentrer notre système public dans l'ère de la modernité.


 

Ces évolutions, je cite ici la Cour des Comptes, "ouvriraient la voie à la mise en place d'une évaluation des politiques publiques qui apparaît d'autant plus nécessaire que le domaine de compétence de la Polynésie française est vaste et diversifié et que l'existence de nombreux ministères, intervenants pour des politiques communes, peut être à l'origine d'incohérences, d'innefficacité ou d'inefficience".


 

Je vous remercie

 

 

 

 

 

 

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Frébault, Marquises
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 07:55

 

 

Intervention relative au projet de loi du pays portant modification

de la troisième partie du code des impôts relative aux incitations fiscales.


 

(Séance plénière du 31 mai 2011)

 

0100

 

Mme Joelle Frebault

 

 

 

Monsieur le Président de l' Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,

 


 

La proposition de Benoit Kautai vise à inclure les cargos mixtes dans la liste des secteurs d'activités éligibles au régime des défiscalisations locales.

 


Franchement pourquoi ne l'a t'on pas fait plus tôt ?

 


Personne ici ne contestera que la problématique liée au désenclavement des archipels ainsi que celle relative au transport de marchandise et de passagers entre les archipels et Tahiti mais également inter-archipels sont essentielles au développement de notre territoire. Personne ne peut dire que la problématique de couverture géographique de notre espace est un sujet mineur.

 


Et bien, je pense que ces cargos mixtes répondent en partie à l'ensemble de ces problèmes.

 


On connait le succès d'une ligne à destination des Marquises. Mais tous les archipels sont concernés et tout cela relevant selon moi de l'intérêt général devrait faire l'objet de délégation de services. Mais là ou l'offre privé serait défaillante ou insuffisante la puissance publique devrait prendre la relève. Si le pays ne le peut pas ou ne le veut pas et bien qu'il aide avec le soutient de l'Etat les archipels organisés en intercommunalité à détenir un tel outil qui n'appartiendrait ni à une île, ni au pays, ni à un armateur privé mais à l'ensemble des communes constituant l'archipel et donc à l'ensemble des résidents de ces îles éloignées.

 


Créons un véritable réseau de transport public maritime qui servirait d'abord à la population et puis évidemment si l'on peut aux touristes attirés par ce type d'aventure. Car aller à la rencontre de nos iles en bateau c'est bien une aventure.

 


Vous le voyez, je suis très enthousiaste à l'idée qu'un jour chacun de nos archipels puisse compter sur sa propre caravane des mers.

 


Certes il reste du chemin avant d'arriver à cet objectif. Mais je suis confiant car je sais que c'est une demande forte de nos résidents des îles.

 


Je vous remercie.

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Frébault, Marquises
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 06:46

 

 

Intervention relative au projet de loi du pays sur l'importation, la commercialisation

et l'utilisation des pesticides en Polynésie française.

 

(Séance plénière du 31 mai 2011)


 

0090.jpg

 

Mme Liliane MARITERAGI-MAIROTO



 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Sénateur de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie Française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames, Messieurs,


 

Le texte présent vise à mieux réguler les activités liées à la vente et l'utilisation de pesticides en Polynésie française. Le réglementation actuelle est ancienne. On comprend qu'elle doit être modernisée.


 

Le durcissement de la réglementation concerne essentiellement les produits les plus toxiques et les plus dangereux destinés à un usage professionnel. Il vise clairement à réduire l'usage de pesticides non naturels au profit des "biopestides".


 

C'est une politique que j'estime pour ma part fondamentale. Il suffit de s'informer des dégâts causés par l'usage abusif de ces produits toxiques sur les bananeraies antillaises pour comprendre l'importance de la question.


 

Il semble que les agriculteurs, certainementsous l'impulsion des consommateurs, ont bien compris l'importance d'une agriculture raisonnée si ce n'est bio. En effet, on constate une nette diminution des volumes d'importations des pesticides non bio qui passent de 176 tonnes en 2009 à 125 tonnes en 2010.


 

Cette politique est donc très liée à celle de l'environnement et plus particulièrement à celle de la protection de nos sols et de nos eaux.


 

A  ce sujet persiste néanmoins deux sujets d'inquiétudes :

 

Le premier concerne ces 368 substances pesticides disposant d'une autorisation d'importation mais qui n'ont pas été importés en 2010. Ne pensez vous pas monsieur le ministre qu'il faudrait également faire un peu de ménage et restreindre cette liste des substances autorisées à rentrer chez nous ?


 

La seconde inquiétude concerne les stocks de pesticides inutilisés dont la date d'utilisation est dépassée. Les services, qui n'ont pas de chiffres précis, nous indiquent un stock de plusieurs centaines de tonnes. Cela représente plusieurs années d'importations. Je trouve cela assez effrayant. Plusieurs questions se posent à ce sujet :  Les agriculteurs et en particulier ceux des îles éloignées, sont ils informés des consignes de sécurité à respecter et des obligations qui sont les leurs ?

Actuellement les stocks sont dispersés mais avons nous une idée des exploitations qui en détiennent la plus grosse part. Il s'agit selon moi d'une question de sécurité publique. Imaginez seulement qu'un de ces stocks connaisse un jour les flammes.


 

D'une manière générale le problème de ces stocks renvoi à la problématique plus globale de notre pollution importée. Ouvrons les yeux, l'essentiel de notre pollution est importée. Consommer local et plus sain ce serait un bon moyen de réduire peu à peu notre dépendance vis-à-vis de l'extérieur ainsi que l'empreinte que nous laissons sur notre belle nature.


 

Je vous remercie

Par TEMOTEM - Publié dans : Interventions Mme Mairoto-Mariteragi, Tuamotu Est
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 05:53

 

 

Réponse à la question orale de Mme la Représentante Joelle Frebault

par le Ministre de l'Equipement et des Transports Terrestres

en charge des ports et des aéroports.

 

(Séance plénière du 31 mai 2011)


 

james-salmon.jpg

 

 

Ministre de l'Equipement et des Transports Terrestres

en charge des ports et des aéroports

 

M. James Salmon

 

 

 

 

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la l'Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Vice-Président du gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Mesdames et Messieurs les chefs de services et collaborateurs,

Mesdames et Messieurs les internautes,

Mesdames et Messieurs,

 

 

Ia orana,

 

 

Madame la Représentante,

 

 

Votre préoccupation concernant la modification de la desserte des îles de

Fatu Hiva et de Tahuata privant par voie de conséquence le retour de nos enfants pour retrouver leurs parents pendant les vacances scolaires a retenu toute mon attention et je tiens à m'excuser pour la peine vécue dans les familles marquisiennes.

 

 

Suite à un problème administratif innattendu, le navire Tahiti Nui 7 a vu son permis de navigation écourté au 28 février 2011 alors que celui-ci n'expirait qu'en juin 2011. Le navire a donc dû rentrer sur Tahiti pour subir des contrôles techniques et monter en carénage. Dès la fin des travaux prévue le 15 juin, le navire rejoindra aussitôt les Marquises. Vous comprendrez aisément que cette période de carénage non-prévue a complètement bouleversé le programme de desserte des îles. La sécurité de nos enfants est primordiale et nous ne pouvons pas, tous en tant qu'élus, fermer les yeux sur les travaux nécessaires à entreprendre pour un bateau de 36 ans d'âge.

 

 

Comme il est de coutume tous les ans, le ministère de l'éducation réserve ce navire et nous donne le planning du transport des élèves sur lequel nous nous calons. Cette année, le bateau commencera le rapatriement des enfants par Atuona vers Tahuata le 25 juin et le 5 au 7 juillet prochain ce sera alors le tour des élèves étudiant sur Papeete à ramener dans leurs îles respectives (Nuku Hiva, Atuona et Fatu Hiva). Vous n'êtes pas sans savoir que nous ne pouvons faillir à notre mission de ramassage scolaire et permettre ainsi à nos enfants de rejoindre leur famille pour les grandes vacances de juillet. Comme vous le soulignez si justement les parents sont dans l'attente de revoir très vite leurs enfants. C'est uniquement pour cette raison que le navire ne pourra participer au transport des délégations pour les mini jeux inter-îles prévus malheureusement aux mêmes dates du 5 au 8 juillet dans la commune de Fatu Hiva.

 

 

Le Tahiti Nui 7 est à la disposition des habitants des Marquises et la Flotille Administrative a toujours répondu présent aux sollicitations de nos frères marquisiens. Aussi, Madame la Représentante, pour que les mini jeux soient une totale réussite, je vous propose que vous décaliez les dates de cet évènement tant attendu par la population marquisienne à compter du 8 juillet où le bateau sera alors disponible.

 

 

Pour finir, je me permets de vous rassurer que la Flotille Administrative se penche déjà sur un projet de remplacement du Tahiti Nui 7. Un navire neuf et nettement mieux adapté. Je ne manquerai pas de tenir informé tous les élus des îles Marquises sur l'avancement du projet.

 

 

Maururu

Par TEMOTEM - Publié dans : QUESTION ORALE
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 05:02

 

 

Question orale de Mme Joelle FREBAULT

à Monsieur le ministre de l'équipement et des transports terrestres,

en charges des ports et des aéroports.

 

(Séance plénière du 31 mai 2011)

 

 

 

0100.jpg

 

Mme Joelle FREBAULT

 


 

 

 

Kaoha Nui Faatee Hau,

 

 

Depuis le 20 février 2011, le Tahiti Nui est revenu sur Tahiti pour une révision technique. Ce retour a été effectué juste avant les vacances privant ainsi des enfants de Fatu Hiva et de Tahuata de revoir leurs parents. Des enfants, qui dès l'âge de 11 ans, quittent leur foyer afin de poursuivre leurs études loin de leur famille et qui n'attendent qu'une chose, que nous leur assurions un retour sur leur île.

 

 

Cela n'a cependant pas été possible.

 

 

De plus, ce bateau remplace l'hélicoptère qui nous avait été affecté pour assurer des missions de santé publique et de sécutrié civile au sein de notre archipel. Il est en effet utilisé pour les évacuations sanitaires ou encore pour assurer les recherches en mer.

 

 

Enfin, l'île de Fatu Hiva organise les mini jeux inter-îles du 5 au 8 juillet 2011. Cet évènement est un rendez-vous très attendu par la population de nos 6 îles. Or, l'organisation logistique de ces mini jeux, notamment en ce qui concerne le transport des délégations de chaque île, nécessite un retour urgent du Tahiti Nui à Nuku Hiva.

 

 

Je comprends la nécessité d'un carénage et d'une révision annuelle mais je tiens à souligner la situation de notre population qui est dans l'attente du retour de ses enfants.

 

 

Monsieur le ministre, vous serait-il possible de fixer une date du retour du Tahiti Nui, date qui sera transmise aux élus ?

 

 

Le Tahiti Nui est un vieux bateau qui demande de plus en plus d'entretien et qui l'oblige à revenir plus souvent sur Papeete. Est-il prévu de le remplacer à moyen terme ?

 

 

Koutau Nui.

Par TEMOTEM - Publié dans : QUESTION ORALE
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