Actualité

Mercredi 26 août 2009



Le lundi 17 août 2009 pendant plus de 3 heures, nos élus ont visité le Centre de Recherche et de Documentation Pédagogique (CRDP).  Créé en 1983, ce centre est animé par 28 personnes, en grande partie des enseignants.

Au cours de cette visite, nos élus ont pu constater l’importance du travail réalisé par le CRDP. Ce Centre à vocation éducative, peu connu de la population, a ainsi réalisé de nombreux outils d’information et de communication à visée pédagogique (ouvrages scolaires, émissions télévisés etc.…) destinés à tout public … âgés de 7 à 77 ans. Les auteurs de ces publications sont les membres du personnel du CRDP. Les dessins sont réalisés par des artistes locaux.

Nos élus tiennent à féliciter tout le personnel du CRDP pour son enthousiasme et son dévouement.

 

 

 

 

 

 

A l’issu de la visite au CRDP, nos élus se sont rendu à l’Ecole Normale. Cet établissement  a formé des générations d’instituteurs qui ont contribué au développement  culturel, économique et social de notre pays. Nos élus ont été agréablement surpris de la qualité de l’entretien des bâtiments mais aussi de l’engagement et de la foi en la mission qui est la leur.


Il nous était impossible de visiter ces 2 établissements sans passer par le centre de lecture qui a ouvert ses portes depuis le mois d’octobre 2008. Cet espace animé par des enseignants et des conseillers pédagogiques reçoit les enfants le mardi et jeudi et propose des activités pour faciliter l’approche du livre.

A compter du mois de Septembre 2009, le centre se déplacera dans les archipels.

Par TEMOTEM
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Mardi 23 juin 2009



Une conférence de presse s’est tenue le vendredi 19 juin 2009 à 10 heures à la Mairie de Papeete.

 A l’initiative du Député Maire Michel BUILLARD, les groupes autonomistes représentés à l’Assemblée de la Polynésie française tels que le groupe TO TATOU AIA représenté par la vice présidente Mme Eléanor PARKER, le groupe IA ORA TE FENUA représenté par son président M. Jean Christophe BOUISSOU et le groupe TAHOERAA HUIRAATIRA représenté par Mme Teura IRITI, se sont réunis autour du Maire de la ville de Papeete et de son conseil municipal pour présenter  à la presse le programme de la fête de l’autonomie.

Cette célébration a pour but de se souvenir que dans l’histoire de la Polynésie française, des hommes et des femmes ont construit l’autonomie.

La date du 29 juin a été établi officiellement jour de fête territoriale en session administrative à l’Assemblée Territoriale le 30 Mai 1985 sous la Présidence de M. Jacques TEUIRA.

Sans aucune polémique le 29 juin doit être marqué par le respect de l’histoire et des hommes qui l’ont construite.



Par TEMOTEM
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Mercredi 17 juin 2009

GRENELLE DE LA MER  -  RUAHATU

le 17 Juin 2009

Présidence

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Discours de Monsieur Georges HANDERSON

Ministre de l’Environnement

 

 

Monsieur le Haut-Commissaire,

Monsieur le Président du Pays,

Monsieur le Sénateur,

Monsieur le Député –Maire,

Mesdames, messieurs les représentants à l’assemblée de la Polynésie française,

Mesdames, messieurs les maires,

Madame la présidente du CESC,

Monsieur l’amiral,

Mesdames, Messieurs, les membres d’association de protection de l’environnement,

 

Chers amis,

Bonjour à toutes et à tous,

Ia ora na tatou pa’atoa

 

 

Le contexte

C’est au nom du Président du Pays, M. Oscar Manutahi TEMARU que je m’adresse à vous aujourd’hui.

Je vous remercie d’être venus si nombreux aujourd’hui, pour assister à la restitution des ateliers organisés dans le cadre de Ruahatu, le Grenelle de la mer en Polynésie française.

Ruahatu ? …. Choisir de placer ce Grenelle sous son signe me paraît tout sauf anodin.

La légende de Ruahatu, Dieu de la mer, n’a en effet rein d’un long fleuve tranquille….

Ainsi, peu après la Création du monde par Taaroa, un pêcheur imprudent et peu scrupuleux laissa traîner sa ligne sans respecter le Rahui, cet espace typiquement Polynésien de « jachère géographique et temporelle »….

Cette ligne et son hameçon vinrent accrocher la chevelure de Ruahatu qui se reposait au fond de l’Océan, allongé sur un nid de corail, provoquant sa divine fureur !

Ruahatu émergea devant le pêcheur terrifié, et lui dit en substance : « Si l’homme qui vit sur la terre ne respecte pas la mer, alors j’engloutirai la terre sous mes flots » !

Et Ruahatu n’étant pas un dieu distrait, mit sa promesse à exécution…

Le mythe de déluge, version polynésienne, c’est cela !

Le Grenelle de la mer, annoncé au premier trimestre 2009 par le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, monsieur Jean-Louis BORLOO, est une émanation du Grenelle de l’Environnement.

Il s’agit, au travers d’une démarche participative, associant le grand public, les acteurs économiques, syndicats, associations, élus locaux, et institutions publiques, de définir la stratégie nationale pour la mer et le littoral, en identifiant des objectifs et des actions à court, moyen et long terme, tout ceci dans une perspective de développement durable.

Afin de relever le défi, qui consistait à représenter le Pays dans le cadre des ateliers à l’échelon central, tout en organisant en moins d’un mois de temps, une consultation locale dans le cadre du Grenelle de la mer polynésien, le travail a été réparti entre mon collègue Teva Rofritsch, ministre des ressources de la mer, et moi-même.

J’ai pour ma part assuré le pilotage de l’organisation de Ruahatu, le Grenelle de la mer polynésienne, en partenariat avec les services de l’état et du ministère de la mer.

Les 4 thématiques

Les travaux ont été organisés à l’échelon central et régional, autour des quatre thématiques suivantes :

-  la délicate rencontre entre la terre et la mer ;

-  entre menaces et potentiels, une mer fragile promesse d’avenir ;

-         la mer, une passion à partager ;

-         planète mer : inventer les nouvelles régulations.

Des thèmes vastes permettant des débats riches et l’émergence de propositions innovantes.

 

Organisation

Chaque atelier était présidé par une personnalité reconnue. Ainsi :

Frère Maxime a présidé l’atelier sur la délicate rencontre entre la terre et la mer,

Madame Nicole Bouteau a présidé l’atelier sur les menaces et  les potentiels de la mer,

Monsieur Howard Vairaaroa, a présidé l’atelier relatif à la passion de la mer  à partager,

et  Monsieur le Sénateur Richard Tuheiava, a présidé l’atelier sur les nouvelles régulations.

Chaque atelier a choisi de travailler sur des questions déterminées en commun débattues au sein de sous groupes… et ils ont bien travaillé !

 

Pour nous, Polynésiens, peuple de l’océan par excellence, la mer n’est pas juste ‘importante’, elle est vitale !!!

Laissez-moi-vous raconter la fin de la légende :

Ruahatu, avant de provoquer le déluge, a senti chez le pêcheur une réelle volonté de rédemption. Il lui a donc conseillé de prendre sa petite famille et tous les animaux domestiques dans sa pirogue, et de rejoindre le minuscule îlot de TO’AMARAMA, situé à l’est dans le lagon de Raiatea.

Miraculeusement, alors que même les plus hautes montagnes étaient submergées, To’amarama fut épargné… Le pêcheur et sa famille purent ainsi être à l’origine d’un repeuplement de la Polynésie, avec cette promesse de respecter la nature.

A nous tous qui sommes ici aujourd’hui, je voudrais dire qu’il nous appartient de faire de la Polynésie entière ce To’amarama qui pourrait servir d’exemple au monde entier.

 

Avant de laisser la parole aux présidents de chacun de ces ateliers qui vont maintenant restituer la synthèse des travaux entrepris, je tiens à remercier tous les participants qui par leur contribution, leur travail, leur propositions ont permis d’élaborer ces premières recommandations. Elles seront transmises en Métropole, et serviront aussi localement à la mise en place d’une politique interministérielle du Pays.

Parmi les propositions qui ont émergées, j’ai eu  le plaisir de découvrir des projets qui font déjà partie de mon plan d’action ministériel, notamment la création d’un observatoire de la biodiversité et des changements climatiques, la création d’un conservatoire du littoral qui intègre les bassins versants et le lagon, la définition d’une stratégie interministérielle de développement durable, la  réglementation de l’accès et du partage des avantages liés à la biodiversité, la définition d’une stratégie d’adaptation aux changements climatiques… et je saisis cette occasion pour vous inviter à intégrer le réseau consacré aux changements climatiques que j’ai récemment mis en place.

Certaines de ces actions pourront d’autant mieux se mettre en place que la convention cadre entre le  MEEDDAT et le Pays sera formalisée rapidement en nous permettra de bénéficier de l’appui technique des services et établissement sous tutelle du Ministère de l’écologie.

 

Mais revenons-en à la restitution d’aujourd’hui, qui sera faite par chaque président des 4 ateliers polynésiens.

Vous aurez ensuite la parole pour une séance de questions ouvertes. Si tout n’est pas dit aujourd’hui, ceci n’est que la première étape d’un travail participatif que nous mènerons jusqu’à son terme.

 

Maururu te aroha ia rahi.




Allocution de M. Teva Rohfritsch au grenelle de la Mer


- Monsieur le Président de la Polynésie française,
-Monsieur le Haut-Commissaire de la République en PF

-Monsieur le ministre de l’Environnement

-Chers collègues du gouvernement

-Mesdames et messieurs,

- Chers amis de la mer et nous pourrions plus que jamais dire, chers océaniens, nous autres, amis de l’océan,

 

Ia Orana

 

Permettez-moi, tout d’abord, de vous dire à quel point, je suis heureux de me retrouver parmi vous, aujourd’hui, pour clôturer cette cérémonie de restitution du « Grenelle de la Mer – Ruahatu ».

 

En effet, après deux jours et demi de discussion et d’échanges entre tous les participants, voici venu le temps de mettre en forme toutes les contributions d’ici et d’ailleurs pour que, demain, elles puissent guider efficacement l’action des pouvoirs publics pour une gestion plus rationnelle et durable de cet espace commun qu’est la mer.

 

Mais avant toute chose, je tenais à remercier toutes celles et ceux qui ont permis la réussite de ces rencontres, au premier rang desquels, le haut-commissaire, les services de l’Etat et particulièrement M. PERSON et le ministère de l’environnement conduit par mon collègue, Georges HANDERSON, assisté du cabinet et des services de mon ministère, démontrant ainsi toute l’efficacité d’une collaboration Etat-Pays.

 

A cette organisation bien huilée, je souhaite également associer les femmes et les hommes issus de divers horizons professionnels (syndicalistes, chefs d’entreprises, membres d’associations mais aussi élus, agents de l’administration) qui, par leur imagination et leur envie de faire évoluer le monde dans lequel nous vivons, ont contribué à la richesse des débats. Doit désormais venir le temps de l’action. Mais, il est bon de réfléchir avant d’agir, afin de ne pas gaspiller un franc d’argent public.

 

Vous le savez, l’initiative de ce « Grenelle de la mer » revient au ministre, M. BORLOO, qui entend faire en sorte que l’Etat définisse une stratégie nationale pour la mer et le littoral. Il n’est pas besoin de rappeler ici l’importance de la Polynésie française dont la surface maritime, avec presque 5 millions de km2, représente près de la moitié de la zone économique exclusive française. C’est dire le rôle majeur et structurant qui nous incombe aujourd’hui. Si nous ajoutions les surfaces maritimes de l’ensemble des collectivités françaises du Pacifique, nous comptabiliserions 8 millions de km2 sur 11. Ceci me permet de suggérer d’emblée la création d’un conseil du Pacifique rassemblant nos 3 collectivités autour des problématiques de la mer.

 

Parce que la mer est notre environnement naturel, nous nous sommes associés à cette réflexion de dimension nationale en la rebaptisant « Ruahatu » et en privilégiant pour le compte du Pays, les pistes de réflexion susceptibles de traduction en termes de politique de développement durable par notre gouvernement, trouvant ici une expression concrète de l’autonomie dans le cadre d’une politique nationale.

 

Chers amis de la mer, vous pouvez compter sur notre engagement sans faille pour que vos efforts ne soient pas vains. A plus forte raison dans les domaines de compétences territoriales où le gouvernement placé sous l’autorité de M. Oscar TEMARU aura toute latitude de prendre les dispositions réglementaires qui s’imposent.

 

Ainsi, de vos contributions aux ateliers, j’ai repéré avec satisfaction trois axes qui recoupent mes actuelles préoccupations :

 

-Fédérer les centres de recherche ;

-Avoir un centre unique de formation aux métiers de la mer ;

-Valoriser et structurer les métiers de la mer ;

 

Sur le premier point, avec la construction d’un Centre technique aquacole  à Vairao qui verra le jour en 2011, j’envisage de créer un « Centre de recherche de la mer » où travailleront avec des moyens modernes l’ensemble des scientifiques des services pêche et perliculture. Ainsi, avec les chercheurs de l’IFREMER comme voisins immédiats, un véritable pôle intellectuel sera créé et je ne doute pas que la mutualisation des moyens et la concentration de matière grise seront le gage de réussites scientifiques importantes. Plutôt que de bons voisins, trouvons là l’opportunité d’une nouvelle vie commune, IFREMER et Pays, dans le cadre d’une grande ambition pour la mer.

 

Les deux points suivants recoupent exactement mon projet d’un « Institut de la mer » qui regrouperait toutes les formations académiques (jusqu’à Bac +2) ainsi que les formations professionnelles initiales et continues. Je me réjouis que ces idées de bon sens rejoignent la volonté populaire. Pourquoi ne pas aller plus loin et proposer aussi à l’Etat de créer une véritable Université de la mer en Polynésie française ? Je sais Messieurs JEGO et BORLOO déjà sensibilisés sur les potentiels d’excellence en Polynésie française.

 

Ces projets sont de nature à rehausser et à diversifier la réputation de la Polynésie dont la qualité des recherches scientifiques qui y sont menées, confère déjà une image remarquable auprès des décideurs parisiens et je souhaite ici remercier et féliciter les chercheurs pour l’ensemble des travaux menés notamment sur la mer et ses organismes vivants.

 

Mais la mer a d’autres richesses que quelques pionniers polynésiens entendent convertir en projets pilotes. Aussi, j’ai eu l’honneur et le privilège d’exposer, la semaine dernière, à l’invitation de MM. Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable, et Yves JEGO, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, quelques-unes des prouesses technologiques applicables pour une exploitation durable de notre Grand océan.  Je tiens aussi à saluer M. GALENON qui participait également aux Grenelle de la mer à Paris.

 

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, il importe en effet que tous ensemble nous relevions le défi de produire des énergies à la fois propres et économiques car on ne peut plus continuer à ignorer l’ère de l’après-pétrole qui avance à grands pas. Sous peine de devoir supporter, pendant encore plusieurs décennies, les variations importantes des cours du baril de pétrole. Il est donc de notre responsabilité d’anticiper les choses et de fonder une vraie alternative au pétrole qui traverse tout le Pacifique pour finir en fûts toxiques dans toutes nos îles.

 

Fort heureusement, des solutions existent. De l’exploitation des différences de températures entre les eaux profondes et celles de surface, à la production d’électricité à partir de la houle, les idées ne manquent pas. A nous maintenant de les convertir en projets économiquement viables pour susciter l’engouement des investisseurs et à terme, créer de nouvelles niches d’emplois pour nos jeunes.

 

Dans un domaine qui m’est plus familier en tant que ministre en charge de la pêche, de la perliculture et de l’aquaculture, nous devons inventer, ou peut-être aussi ( ?) retrouver dans nos propres racines, l’art et la manière d’exploiter durablement nos ressources, qu’elles proviennent des lagons ou du grand large. L’écolonomie, c’est possible et tout particulièrement chez nous.

 

D’abord, parce que ces deux secteurs d’activité, après le tourisme, génèrent d’abondantes rentrées financières pour le Pays. Ensuite, parce qu’ils font vivre de nombreuses familles, à Tahiti comme dans les archipels éloignés. Ce qui leur confère une dimension sociale de la plus haute importance tout en restant indissociable de cet environnement qui nous est si cher.

 

Dans ce contexte, il ne faut pas s’étonner que certaines règles en vigueur avant même l’arrivée des Européens, se perpétuent de nos jours dans nos îles. Vous devinez qu’il s’agit du « Rahui » dont la finalité consiste à imposer une restriction de pêche sur une portion définie du lagon afin de reconstituer la ressource en vue d’un événement prévu longtemps à l’avance. La sagesse de nos ancêtres ne tenait rien des livres mais tout de leur parfaite symbiose avec cette mer nourricière. Trouvons dans ce rapport à la nature et à la mer un élément de différenciation commerciale avec une perle rare née de lagons purs et constituant le seul gemme polynésien et français… mais aussi avec une pêche éco-responsable interdisant ces techniques dévastatrices utilisées en Méditerranée. Pourquoi pas un éco label pour le thon polynésien.

 

Tout ça pour dire que ce « Grenelle de la mer » est avant tout une affaire de longue haleine, de persuasion et d’obstination où chacun peut et doit apporter sa pierre à l’édifice. Pas seulement une fois de temps en temps pour se donner bonne conscience mais au quotidien ! Respectons notre patrimoine marin, montrons-nous raisonnables et responsables dans l’usage que nous en faisons avec une seule et unique pensée : transmettre aux générations futures ce que nous avons nous même reçu de nos parents.

 

Monsieur le Haut-Commissaire, je disais à M. BORLOO qu’il ne me semble plus approprié de parler de France de l’Outre-mer mais bien de la France de la mer pour désigner nos collectivités d’exception dans cette grande République française.

 

La mer est notre source d’avenir, à nous, occupants pollueurs. C’est vers la mer et par la mer que nous réussirons le challenge du développement, que nous pourrons démontrer qu’après le nucléaire, la Polynésie relèvera les prochains défis technologiques comme ceux de l’énergie propre et renouvelable, issue des mers, du soleil, des vents et de la terre. Une Polynésie à la pointe du savoir-faire français. Une Polynésie fière de son patrimoine naturel et humain qui, en réalité, ne font qu’un : ce peuple de la mer qui vit en bord de terre. Faaito ‘ito ana’e !

 

 

Teva Rohfritsch

 

 

 

Par TEMOTEM
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Mardi 16 juin 2009




Le 1er comité d’organisation des Etats Généraux s’est réuni le mardi 16 juin 2009 à la Présidence sou l’égide de M. Oscar TEMARU, Président de la Polynésie française. L’Etat représenté par M. le Haut commissaire ainsi que les chefs de service présents ont assisté à la présentation des thèmes retenus ainsi que du calendrier mis en place pour ces Etats généraux.

Les groupes représentés à l’Assemblée de la Polynésie française ainsi que des membres du gouvernement ont ainsi participé à cette première réunion du Comité d’organisation des Etats Généraux.

Par TEMOTEM
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Vendredi 15 mai 2009



Discours de M. Adolphe COLRAT, Haut commissaire de la République en Polynésie française

Mercredi 6 mai 2009

Hôtel RADISSON

 

Il nous est très difficile, aujourd’hui, de nous représenter ce qu’ont été l’intelligence, la clairvoyance, le sens visionnaire et la générosité d’un homme comme Robert Schuman. Nous n’avons plus l’idée des désastres effroyables qu’avaient pu produire des nationalismes dévoyés. En 1950, partout était présente l’image de la mort qui avait frappé un si grand nombre de personnes durant les deux conflits mondiaux.

Et le ressentiment était encore très fort entre les anciens belligérants.

Voilà pourquoi le devoir de mémoire et la connaissance de l’Histoire doivent être pour nous une exigence constante.

 

 

Et il est bon ce soir de rappeler les noms de quelques-uns des pionniers de la construction européenne, des hommes exceptionnels, Robert Schuman bien sûr, mais aussi Jean Monnet, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi, Paul-Henri Spaak, et toutes celles et ceux qui ont, depuis, pris le relais.

 

Ils ont été animés par une très grande idée : L’union, comme réponse aux luttes fratricides, la coopération plutôt que l’anéantissement. L’interdépendance choisie plutôt que la disparition de nos nations.

 

Qui aurait pu croire, il y a seulement 50 ans, que l’on fêterait un jour la Journée de l’Europe au milieu du Pacifique ? Et pourtant, nous partageons aujourd’hui une histoire et des valeurs, et la réalité polynésienne trouve sa place au sein de l’Europe,  dans le cadre offert par l’accord Union Européenne- PTOM.

 

Située géographiquement à 18 000 km, l’Europe est pourtant là, parmi nous et se manifeste par exemple par des aides directes d’environ 20 millions d’euros pour la période 2008-2013. Ce chiffre, apparemment modeste au regard d’autres formes d’aides ou de transferts, a cependant une importance symbolique et pratique. Il nous ouvre à un espace de solidarité plus vaste encore que celui de notre République.

 

L’Europe, le Pays et L’Etat sont donc des partenaires naturels. Ils  poursuivent des objectifs communs. Nous avons l’obligation, ensemble et solidairement, d’assurer avec la plus grande efficacité possible le développement économique, social et humain de la Polynésie française, dans le respect de son identité, de sa culture et de son patrimoine naturel.

 

Voilà pourquoi  nous avons grand plaisir, ce soir, à répondre à l’invitation de M. Francisco Javier ORTIZ de ZÚÑIGA, responsable du Bureau de la Délégation de la Commission européenne pour les Pays et Territoires d’outre-mer français du Pacifique.

 

Nous avons naturellement une pensée particulière à cet instant pour MM. Jean-Pierre PIERARD et Michel GAUCHÉ, tragiquement disparus le 9 août 2007.

Nous avons été très heureux, le 12 mars, de faire la connaissance de M. ORTIZ de ZÚÑIGA à l’occasion de son premier déplacement en Polynésie française.

 

 

Nous sommes particulièrement confiants dans la qualité -et l’amitié- de la relation que nous développerons avec lui pour le bien de nos concitoyens et pour le rayonnement de l’Union.

 

Je forme enfin moi aussi le vœu que nos concitoyens de Polynésie française se rendent nombreux, très nombreux aux urnes le samedi 6 juin prochain, pour manifester qu’ils veulent eux aussi contribuer, dans ce vaste monde Pacifique et Océanien auquel ils appartiennent, à l’essor de l’idéal démocratique européen.

 

 

Adolphe COLRAT



Discours de Mme Armelle MERCERON

Ministre de la Solidarité, de l’Habitat et de la Famille

En charge de la protection sociale généralisée

 

·         Monsieur le Chargé d’Affaires,

·         Monsieur le Haut-Commissaire de la République en Polynésie française,

·         Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française et maire de la commune d’Arue,

·         Messieurs les députés,

·         Messieurs les sénateurs,

·         Monsieur le vice président,

·         Mesdames et Messieurs les ministres,

·         Monsieur le Secrétaire général,

·         Mesdames et Messieurs les représentants à l’assemblée de la Polynésie française,

·         Monsieur le Conseiller économique et social,

·         Mesdames et Messieurs les maires,

·         Mesdames et Messieurs les chefs des services de l’Etat et du Pays,

·         Mesdames et Messieurs,

·         Chers amis,

 

Ia orana,

Ce soir, nous célébrons la « journée de l’Europe », une première dans notre Pays. Je dirais même, une « avant-première », car nous anticipons ce jour la date d’anniversaire du 3 Mai 1950… Ainsi, en 2009, la Polynésie française aura fêté l’Europe avant tout le monde…

L’Europe… Les Grecs, à partir du VIIIème siècle avant notre ère désignaient ainsi les terres au Nord du bassin méditerranéen. Une notion géographique renforcée par l’avènement de l’empire Romain.

Du règne de Charlemagne, « Père de l’Europe » jusqu’au 19ème siècle, c’est l’Europe de conquêtes, une Europe impérialiste en son sein, avec une nation imposant ses lumières à ses voisines.

Il faut souvent aux hommes l’insoutenable dureté de l’horreur pour que naissent, ou renaissent les notions de fraternité et de solidarité.

Au terme des deux grandes guerres mondiales, une autre Europe apparaît donc.

Une Europe d’Union des peuples autour des valeurs de paix, et d’échange.

De « géographique », puis « impérialiste », l’Europe est devenue « politique ».

Suivant la seconde guerre mondiale, dans un contexte de développement économique émerge encore une « autre Europe ». Une Europe monétaire, financière, des marchés… une « Europe économique ».

Mais comment parler de ces Europes en oubliant l’Europe de la recherche, l’Europe d’Ariane, d’Erasmus, d’Iter ou de Galileo ?

Tous ces avatars d’une même notion, amènent une question : Autour de la déclaration Schuman, quelle Europe fêtons-nous aujourd’hui ?

 

Cette question, pour les « confettis des empires passés », aujourd’hui régions périphériques, P.T.O.M d’une Europe protéiforme, en amène une autre : Quelle est notre place, dans ces Europes multiples ?

Cette interrogation, pour la Polynésie française, est cruciale. Nous ne pouvons concevoir qu’à l’Autonomie synonyme de prise en mains de notre destin puisse succéder un retour à un centralisme qui serait devenu européen. Nous voulons croire à une Europe des opportunités, plutôt qu’à une Europe des contraintes. Nous appelons de nos vœux, une Europe des Peuples, Europe mosaïque et non machine à aplanir les cultures et les identités.

C’est ce que la Nature nous enseigne. Cette notion dont tous aujourd’hui se réclament : la biodiversité, qui garantit le développement durable et harmonieux.

N’ayant aucune prétention à mieux faire que la Nature elle-même, je suis ici, aujourd’hui pour célébrer une Euro-diversité, dans laquelle je suis sûr que la Polynésie saura, avec l’aide de la France, trouver sa juste place.

J’en suis d’autant plus convaincu, à la lecture du préambule et de la quatrième partie du traité de Rome.

J’y ai lu en substance cet engagement :

« Confirmer la solidarité qui lie l’Europe et les pays d’outre mer… Assurer le développement de leur prospérité conformément aux principes de la Charte des nations unies »

J’y ai lu encore ceci : « Conformément aux principes énoncés dans le préambule (…), l’association doit en premier lieu permettre de favoriser les intérêts des habitants de ces pays et territoires et leur prospérité, de manière à les conduire au développement économique, social et culturel qu’ils attendent »

Du chemin déjà effectué, je retiens la contribution significative de l’Europe au développement économique et social de notre Pays. C’est bien sûr au travers du FED que cette contribution se manifeste. De grands projets ont vu le jour grâce à cela, et d’autres sont en cours ou planifiés.

Je tiens à cet égard à affirmer ici ma volonté que la Polynésie élève son niveau d’exigence. Je parle ici d’exigence vis-à-vis de nous-mêmes. En effet, trop d’opportunités sont aujourd’hui inexploitées, trop de dossiers jamais ou mal présentés, au regard des normes administratives européennes.

Il est primordial que des formations, telles que celles prodiguée récemment par l’un de vos collaborateurs basé à Fidji puissent être renouvelées et étendues.

Il est tout autant primordial que la voix des Polynésiens puisse résonner à Bruxelles.

Les réflexions en cours dans le cadre du Livre vert et le prochain lancement de la campagne pour les élections au Parlement européen seront à l’évidence l’occasion d’un débat fructueux et démocratique sur toutes ces questions. Je suis sûr que les candidats polynésiens à ces élections seront tous de très haute qualité…

Avec votre aide, celle de la France, et celles de nos futurs euro-députés, nous  pourrons j’en suis sûr célébrer l’an prochain cette journée sous un éclairage nouveau.

Mauruuru, te aroha ia rahi.

 

 

Armelle MERCERON

 

Par TEMOTEM
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