TE MANA O TE MAU MOTU
Eléanor PARKER
Projet du Contrat de Projet : LA SANTE
Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,
Monsieur le Président du gouvernement de la Polynésie française,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Représentants,
Chers Journalistes, chers Internautes,
IA ORA NA,
La Santé est un vaste sujet qui couvre les domaines de préventions, de technologie, de recherche. Notre population ne bénéficie pas toujours d’une médecine équitable et tout le monde n’a pas la chance de pouvoir se faire soigner en Nouvelle Zélande ou à Paris.
Certains mêmes, n’ont pas la chance de pouvoir accéder immédiatement à des soins médicaux, car ils sont éloignés des infrastructures médicales essentielles.
Des soins équitables et de qualité doivent, à présent, panser les plaies d’un secteur Santé affaibli.
Le Projet du Contrat de Projets, tel qu’il nous est soumis, identifie les domaines urgents auxquels nous devons nous attacher ; on nous propose un état des lieux, qui motive plusieurs programmations.
En effet, le Schéma d’Organisation Sanitaire a relevé, par exemple, que les hôpitaux de proximité ne sont pas aux normes,
que les moyens humains sont à développer,
qu’en 2007, toutes les îles de 300 habitants n’ont pas d’infirmeries et que toutes les îles de 1000 habitants n’ont toujours pas de médecin.
Il y a encore beaucoup à faire et le Contrat de Projet accordera au volet Santé une enveloppe considérable de 8 milliards de F CFP. Les actions se porteront donc sur
1. Le développement du centre hospitalier
2. Les soins intermédiaires
3. Et les Centres de Santé.
Relevons que les infrastructures de Santé Mentale ont besoin d’être développées. La seconde cause de mortalité de notre jeunesse, c’est le suicide. La dépression est une maladie mesquine et encore honteuse qui a besoin d’un encadrement médical approprié. Il en est de même pour la toxicomanie.
Dans ce domaine, notre pays souffre d’une déficience de moyens humains et nous souhaiterions que notre volonté de pallier à ces lacunes de personnels ou de locaux, ne rencontre pas d’obstacle politique en chemin. Car ce qui a motivé, au-delà des considérations politiques, les programmes du Contrat de Projet, ce sont des soins médicaux et paramédicaux de qualité et équitables.
Ainsi, les Populations des Iles Sous le Vent, Tuamotu Gambier, Marquises et Australes, bénéficieront, grâce au Contrat de Projet, d’une médecine quasi identique à celle qui est offerte sur l’île de Tahiti.
Faire en sorte que les enfants naissent dans les îles, créer une Maison d’Accueil pour les malades évasanés ou en consultation à Tahiti, ne sont pas des mesures inscrites dans le Contrat de Projet ; cependant, je retiens un schéma innovateur de la Santé qui a pris compte des besoins des îliens éloignés. Par exemple :
ü Le développement des tournées médicales et soignantes, ainsi qu’un maillage plus important des structures destiné aux Archipels.
ü Près d’1 milliard de F CFP pour le développement de centres de Naissances, de consultations et d’équipements de Santé.
ü 100 millions de F CFP destinés à la mise en place d’un centre de dialyse à Uturoa
ü Le développement d’équipements des soins d’urgence
ü Le développement d’hébergement pour le secteur de la Santé mentale et dont l’impact touchera aussi la population cible des Archipels.
ü Et enfin un investissement considérable de 1,631 Milliards de F CFP dans la lutte anti vectorielle
Les programmes Santé du Contrat de Projet sont donc très précis, adaptés et axés sur le long terme.
Ils répondent à un besoin,
ils répondent à des urgences.
Il y a fort à parier que le Contrat de Projet, s’il est mis en application, donnera suite à de nouveaux développements et pourquoi pas, à l’avenir, concrétiser le « bateau hôpital » équipé d’un hélicoptère qui sillonnerait toute la zone des Archipels, comme nous l’a suggéré le rapport du CESC ?
La Recherche scientifique et médicale a d’ailleurs, toute sa contribution dans le développement du secteur Santé. Notre Pays a un devoir d’excellence en matière de Recherche sur le Cancer et sur le Diabète.
La Recherche n’est plus une option, c’est une nécessité.
S’expatrier pour bénéficier de soins contre le cancer est une épreuve physique et psychologique douloureuse pour nos habitants. Dans l’idéal, j’ambitionne qu’un jour, les Polynésiens n’aient plus le besoin de devoir partir pour avoir droit à des soins de qualité.
Nous avons le droit, sinon le devoir, d’exiger le meilleur pour la population polynésienne et nous approuvons le financement équitable Etat/ Pays qui appelle à une plus grande responsabilisation de nos décideurs et des acteurs de ces futurs programmes.
Je vous remercie de votre attention,
Mauruuru.
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