Interventions Mme Parker, Iles du Vent

Mercredi 4 novembre 2009

Assemblée de la Polynésie française

Intervention du groupe parlementaire « Te Mana O Te Mau Motu »

 

SUR LE PROJET DE LOI DU PAYS PORTANT MODIFICATION DU CODE DES IMPÔTS n°121-2009 du 25 septembre 2009

 

 

Le Groupe Parlementaire « Te Mana o Te Mau Motu »

 

 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Président de la Polynésie française, Monsieur le Vice-président,
Madame et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de Polynésie française, chers collègues,
Mesdames et Messieurs de la Presse,

Mesdames et Messieurs du Public,
Iaorana.


 

Eu égard au contexte économique et politique que connaît notre Pays dans le domaine des télécommunications, du câble numérique et de ses opérateurs, nous sommes particulièrement sensibles au dispositif de ce projet de « loi du pays » soumis à notre examen.

 

- Il convient d’abord de considérer que les droits d’accès forfaitaires annuels acquittés par ces opérateurs de télécommunication sont loin d’être négligeables, puisqu’ils varient entre 220.000.000 FCP et 500.000.000 FCP selon la nature du service de télécommunication proposé,

 

- ces mêmes droits d’accès sont dus sur la durée de la concession, soit 3 ans, de la date de délivrance de l’autorisation selon les articles 339-1 à 339-5 du code des impôts, ce qui permet d’escompter, budgétairement parlant, sur des ressources certaines.

 

De plus le code des postes et télécommunications, prévoit que le ministre en charge des télécommunications notifie aux titulaires d'autorisation, deux ans au moins avant la date d'expiration, les conditions de renouvellement ou les motifs d'un refus de renouvellement.

 

En outre, sur demande motivée de l'opérateur, une nouvelle autorisation peut lui être octroyée à titre de renouvellement, au moins un an avant l'expiration du précédent accord.

 

De plus, un TRAITEMENT FISCAL SPECIFIQUE peut être proposé et réservé à l’opérateur en cas de renouvellement, calqué sur celui applicable aux autorisations complémentaires.

 

Nous souhaiterions connaître les spécificités exactes de ce traitement fiscal ? Car, nous ne sommes pas dupes et nous savons qu’il est possible de revoir les droits d’accès à la baisse. Nous ne voulons pas que ces arrangements profitent à certains, ceux particulièrement adeptes des transactions, voire des compromissions, car vous le savez, l’OPT figure déjà sur la sellette des établissements publics enclins à malversations financières et à délit de favoritisme….

 

D’autres questions nous interpellent quant aux autres futurs opérateurs potentiels déjà inscrits et qui voudraient s’installer, seront-ils imposés de la même façon ? Car sur le principe économique d’un marché de libre concurrence, ce sont des mesures telles que celles-là qu’il serait souhaitable de  prendre.

 

1)                              – Si l’on comprend aussi l’intérêt d’un opérateur unique capable de payer des droits en hypothèse haute de 4.500.000 FCP, c’est aussi plus insidieusement une stratégie pour décourager la concurrence, au détriment du consommateur.

2)                              – Vous précisez que les opérateurs qui souhaitent bénéficier d’un renouvellement moins d’un an avant l’expiration de la précédente autorisation devront s’acquitter des obligations inhérentes au droit d’accès forfaitaire dans les conditions de droit commun.

 

Qu’en est-il de ce droit commun ? Nous souhaiterions avoir la certitude du respect et du suivi de ce droit commun par ces opérateurs appartenant à ce cas de figure. Nous ne contestons pas cette procédure qui relève de méthodes mercatiques et juridiques censées, mais nous voulons nous assurer du respect de ces règles. Cela fait partie de nos prérogatives, de vérifier la pertinence de vos propositions, d’autant que dans son avis sur le projet, le haut conseil souligne les risques de rupture d’égalité entre les opérateurs au regard des conditions d’accès à l’établissement et à l’exploitation des réseaux et services de télécommunications. Cette rupture encourt le risque d’être sanctionné par le juge administratif… »

 

Le Haut Conseil de la Polynésie française veut ici rappeler qu’en droit, le principe de libre concurrence pour les futurs opérateurs relève da la liberté du commerce et de l’industrie, mais aussi de l’égalité de tous devant la loi, l’impôt, les charges publiques et les services publics.

 

Compte tenu de ces ambigüités, il nous apparaît que ce texte nécessite un réexamen approfondi pour lever toutes les interrogations qu’il suscite.

 

Au regard de ces considérations, le groupe « Te Mana O Te Mau Motu » est plus que réservé, et votera contre ce projet de loi.

 

 

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

Le Groupe « Te Mana O Te Mau Motu »

 

Par TEMOTEM
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Jeudi 24 septembre 2009


Intervention de Mme Eléanor PARKER

(Séance du 22 septembre 2009)

 

 

Rapport N°114-2009 sur le Collectif budgétaire n°3-2009

 

Monsieur le président de l’assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le sénateur

Monsieur le Président de la Polynésie française, Monsieur le Vice-président

Mesdames et messieurs les ministres,

Mesdames et messieurs les représentants à l’assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

Mesdames et messieurs les journalistes,

A tous ceux qui nous regarde via Internet

Cher public, chers amis,

 

 

 « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » ; disait Jean de La Fontaine. Nous avons tous récité ces fables, véritables leçons de vie, pour ne pas dire, parfois, de politique !

 

Cette maxime pourrait aujourd’hui fort bien s’appliquer à l’examen de ce collectif, que d’aucuns souhaitaient voir adopté dans les meilleurs délais ; qui pour « relancer » notre économie, qui pour décoller, non pas la commande publique, mais leur avion pour d’autres horizons…

 

Mais devant l’urgence, nous avons préféré la prudence. Et, si certains n’ont pas bien compris notre démarche, sans doute pourront-ils mieux l’apprécier lorsqu’ils sauront que nous n’avons reçu, qu’en fin de semaine dernière, le projet de loi du pays permettant le paiement, par anticipation, de la redevance par l’OPT, au titre de sa participation à l’effort collectif.

 

Aurait-il été bien utile de voter rapidement un texte budgétaire qui n’aurait pu connaître sa pleine application avant plusieurs semaines ? Puisque ladite loi du pays n’est toujours pas passée en commission !

 

Soit dit en passant, sans doute que cette loi du pays aurait pu nous arriver plus tôt si notre établissement public de télécommunications n’avait pas quelque peu tardé à apporter sa contribution au soutien à notre budget…

 

Peu importe ! Là n’est plus la question.

 

La question se pose plus de la nature de certaines mesures qui nous avaient été initialement proposées dans ce document budgétaire.

 

Une fois encore, notre démarche n’avait pas forcément été bien comprise, elle avait en tout cas été mal interprétée par certains esprits chagrins. Je fais bien sûr référence à notre opposition au prélèvement par anticipation sur le versement du pays au fonds intercommunal de péréquation (FIP).

 

N’y voyez aucunement de notre part quelques supposées manœuvres pré-sénatoriales… Ou une volonté de faire plaisirs à tel ou tel élu, ou de satisfaire les maires…

 

Qu’aurions-nous besoin de satisfaire encore plus les maires ? Notre groupe comprend sans aucun doute la plus grande proportion d’élus municipaux que n’importe quel autre groupe dans cette assemblée.

 

Bien au contraire, cette forte représentation d’élus municipaux ne nous a que plus sensibilisés au sujet.

 

C’était tout simplement l’aspect légal de cette mesure qui nous importait, puisque ce prélèvement ne respectait pas les termes de l’article 52 du Statut de la Polynésie française. Et toute comparaison avec une autre collectivité française du Pacifique ne serait que fortuite, tant les dispositions statutaires correspondantes divergent entre elles.

 

Nous ne souhaitons pas que des mesures soient prises à la va-vite, mais au contraire nous sommes soucieux que les choses soient faites en bonne et due forme. Et ce n’est que pour cette seule et unique raison que nous avons pesé de tout notre poids pour éviter de fragiliser ce document budgétaire, qui reste un élément important dans la conduite des politiques publiques.

 

Alors bien sûr, cela nous a obligé à augmenter l’emprunt pour la section d’investissement, d’un montant équivalent. Mais, vu la situation du pays, aurions-nous pu nous permettre un recours en annulation ?

 

Plus généralement, quant à ce FIP, il sera, de toute façon, ponctionné au final. Mais il le sera dans les formes du droit. Et il sera toujours temps, malheureusement, de réajuster ce fonds, qui reste un outil important de développement pour les communes. Communes qui restent un acteur incontournable dans la mise en œuvre des politiques publiques et dans le développement de notre économie.

 

****

 

Quant au document final de ce collectif, il nous apparaît, quand même, certaines mesures bénéfiques pour nos finances et notre économie.

 

Ainsi, on peut pêle-mêle citer les 2 milliards versés au RSPF. Somme issue des produits des taxes relatives aux alcools, tabacs et boissons. Il est en effet plus cohérent d’affecter le produit de taxes de ce type sur les politiques de santé plutôt que sur le développement de la construction des routes ! Ce réajustement paraît donc frappé au coin du bon sens !

 

Par ailleurs, ce collectif vient, je dirai presque « enfin », reconnaître la situation déficitaire des recettes du pays. Situation qui avait été passée sous silence lors du collectif n°2, alors même que le gouvernement l’avait officiellement reconnu dans les médias à l’époque. Nous sommes donc en face d’un document qui présente la réalité de la situation.

 

Il était, de plus, important de soutenir nos SEM qui connaissent également le contrecoup de la crise. Je pense plus particulièrement à notre chaîne de télévision qui, pour pouvoir continuer à offrir ses services de proximité, devait bénéficier, à nouveau du soutien du pays.

 

Et je salue, à ce propos, notre assemblée qui, par sa participation, a contribué au soutien de cet outil de diffusion de notre culture.

 

Notre assemblée n’a d’ailleurs pas été la seule à participer au relèvement de nos finances. Cet effort a été demandé à l’ensemble de nos établissements publics et autres SEM qui disposaient des réserves de trésorerie suffisantes. De même que la 4ème institution de notre pays, le CESC, que je salue également.

 

Mais, cette situation n’est absolument pas viable à long terme. Si l’on doit s’adapter au contexte, et si toutes les entités bénéficiant de financements publics (institutions, EPIC, SEM) doivent avoir un comportement exemplaire dans la crise, elles ne doivent pas servir de caisse de secours au pays.

 

Ce n’est pas une méthode responsable, ce n’est pas une gestion durable. Ce n’est pas une solution pérenne.

 

Aujourd’hui, dans ce collectif, vous ne nous présentez qu’une économie réelle de 2 milliards sur le fonctionnement, sur une minoration de recettes fiscales de 13 milliards (hors RSPF). Ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas ainsi que nous aboutirons sur une gestion durable. D’autant plus que le gouvernement n’a apparemment pas apporté sa pierre à l’édifice. Pour le budget 2008, nous avions demandé et obtenu plus de 10% de diminution des dépenses de fonctionnement pour les ministères. Il est louable d’appeler à l’effort collectif, mais il l’est encore plus de mener le combat en tête de pont !

 

****

 

Il importe, désormais et dès à présent, de sortir des collectifs techniques, et des mesures à courte portée.

 

Il est temps d’engager des réformes de fonds pour nous prémunir pour l’avenir. Notre administration doit entamer un véritable plan d’évolution pour, si besoin, réduire les effectifs, à tout le moins réorganiser les services pour gagner en efficacité.

 

L’administration ne doit plus être le seul creuset de l’emploi de nos jeunes. C’est pourquoi, au-delà de cette réforme de l’administration vers une culture de résultat, il importe de créer les outils économiques nécessaires au développement du secteur privé.

 

Nous devons lancer le chantier du droit de la concurrence, du droit de la consommation. Nous devons réfléchir aux schémas directeurs de nos secteurs économiques clés. D’ores et déjà, alors que le budget 2010 va nous parvenir dans les prochaines semaines, nous aurions dû entamer ces réflexions !

 

Certes, certains projets semblent en cours au niveau des ministères. Mais il semble que nous n’en sommes qu’aux avant-projets.

 

Interrogeons-nous également sur la gestion de nos EPIC et de nos SEM. Interrogeons-nous même sur leur avenir et l’opportunité de leur pérennité !

 

TNTV, dont je viens de vous parler, en est l’exemple flagrant. Notre chaîne, qui doit faire face à de nombreux défis dont le plus majeur est l’arrivée de la TNT, doit dès aujourd’hui se remettre profondément en question et ne plus seulement s’appuyer sur son statut de SEM qui lui garantit un soutien quasi-aveugle du pays depuis de nombreuses années !

 

****

 

Au final, c’est dans la meilleure gestion des dépenses que nous trouverons notre salut économique. Mais cela ne devra pas se faire au détriment des outils que la puissance publique mets à la disposition des intervenants économiques, pour leur permettre de se structurer, de résister et de durer.

 

Ne confondons pas rigueur tous azimuts avec gestion raisonnée des dépenses.

 

Monsieur le président, nous n’avons eu de cesse, ces derniers temps, de vous appeler à la mise en place de politiques à long termes, de schémas directeurs. Nous espérons vivement être entendus et nous espérons vivement que vous saurez faire appel à nous, à notre volonté, à notre implication pour participer au relèvement de notre pays, notre fenua.

 

Rappelez-vous, Monsieur le président. Début avril 2009, nous avons répondu à vos appels, alors que vous étiez en passe de perdre votre majorité. Nous avons accepté, pour le pays, de travailler à vos côtés pour mettre en place cette relance tant souhaitée et qui a servi tant d’ambitions politiques ! Cette relance qui avait justifiée des mouvements au sein de l’hémicycle et la chute du gouvernement un certain jour de février…

 

Aujourd’hui, notre détermination est intacte. Et nous espérons que vous saurez l’apprécier à sa juste valeur et que vous saurez l’utiliser à bon escient. Il n’est plus temps de déconsidérer tel ou tel, il est temps de se rassembler et, enfin, d’agir, pour l’intérêt de notre population.

 

Nous ne cesserons pas d’appeler à plus de concertation entre les membres de la majorité, voire même avec l’opposition ! Vous en étiez l’un des premiers demandeurs alors que vous étiez dans l’opposition.

 

Ces engagements ne doivent pas rester lettre morte. La population nous regarde, la population vous regarde, vous menez la pirogue, mais vous ne pouvez ramer seul dans un sens.

 

Notre population attend aujourd’hui des résultats concrets. Nous de même...

Par TEMOTEM
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Mercredi 8 juillet 2009


Intervention de Madame Eléanor PARKER

(Séance du 7 juillet 2009)

 

 

Rapport N°SG 8205 relatif au bilan de la commission de contrôle budgétaire et financier pour l’exercice 2008

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

 

Initiée dans le cadre de la réforme statutaire de 2007, cette fameuse « loi Estrosi », la CCBF fêtera bientôt son premier anniversaire.

 

Encore un jeune enfant que cette commission mais qui a déjà fait bien parler d’elle ! Dès son acte de naissance, elle fit débat. Tout le monde s’interrogeait quant à son utilité.

 

Lorsque l’on prend le temps de lire les débats parlementaires sur cette nouvelle version de notre statut, l’on apprend qu’initialement, ce n’était pas une CCBF qui était prévue mais un processus délibératif permettant à l’assemblée de disposer d’un véritable « veto » sur les actes gouvernementaux engageant les finances du pays.

 

Jugée trop attentatoire au principe de séparation des pouvoirs, le Sénat avait opté pour la mise en place de cette commission, dotée d’un pouvoir consultatif, ne liant pas le gouvernement.

 

C’est ainsi que naquit cette nouvelle entité au sein de notre institution, entité encore inexistante dans d’autres collectivités infra-étatiques de la République.

 

Mais ce n’est pas pour autant que le concept est complètement nouveau. En effet, la commission des finances du Sénat a, depuis plusieurs années, développée une politique de contrôle budgétaire, qui a été d’ailleurs confirmée par la LOLF. Politique de contrôle qui, au fil des ans, grandit en puissance et efficacité, grâce à des outils d’analyse (dont un guide des bonnes pratiques) performants et emportant l’adhésion de l’ensemble des institutions.

 

A une plus grande échelle, le Parlement européen dispose, également, de sa fameuse Cocobu. Aucun lien avec la fameuse chanson des Beachboys, mais bien un lien avec notre CCBF puisqu’il s’agit de la Commission de contrôle budgétaire qui est chargée de vérifier l’ensemble des mesures d’exécution financières au niveau européen et d’assurer un contrôle continu de l’exécution budgétaire.

 

Cette idée que le législatif puisse garder un œil sur l’exécution budgétaire est de plus en plus présente dans les organisations politiques, fondée par une certaine forme de « jusqu’au boutisme » positif du principe de sincérité budgétaire. En effet, afin de s’assurer que le budget a été préparé de la façon la plus sincère, quoi de mieux d’en vérifier l’exécution en continu ? Afin d’éviter des abus constatés trop tardivement et dur à réparer, quoi de mieux qu’un suivi permanent permettant de prévenir au lieu de difficilement guérir, et à quel prix !

 

Et c’est dans cette optique que fut envisagée la commission de contrôle budgétaire et financier dans notre pays. A l’image de ce qui se fait au Sénat, notre CCBF devait exercer son contrôle sur la régularité et la sincérité de l’exécution du budget ainsi que sur le bon usage des derniers publics et l’adéquation des moyens aux objectifs. Il s’agissait dès lors d’un contrôle de caractère politique reposant sur des analyses factuelles.

 

Dans un souci réel de performance, la réforme de 2007 permettait à la CCBF de se voir détacher un fonctionnaire du ministère des Finances du gouvernement central, permettant de disposer de solides compétences pour l’analyse des dossiers.

 

****

 

En tant que membre de cette commission depuis l’origine, j’ai pu en suivre l’évolution et la mise en place.

 

Et, par rapport aux ambitions initiales données à la commission lors de sa création, on peut quelque peu regretter que tout n’ait pas été mis en œuvre pour viser à la réalisation de ces ambitions.

 

Assez rapidement, notre commission s’est malheureusement souvent retrouvée à jouer les « CDE bis », au lieu de tenter de prendre de la hauteur et d’intégrer son analyse dans une perspective d’évaluation de l’efficacité des politiques publiques mises en place. Nous avons très souvent jugé de la cohérence du dossier avant d’en apprécier l’opportunité politique au sens noble du terme.

 

Quant, à l’inverse, nous ne nous sommes pas attachés à porter notre analyse beaucoup trop loin des réalités techniques et budgétaires pour lancer des débats d’idées trop philosophiques pour ancrer nos positions dans des analyses de pertinence politique, et menant à d’interminables séances !

 

Il ne s’agit pas de blâmer qui que ce soit ! Il est toujours difficile, pour un nouvel organisme, de définir son champ d’action lorsqu’il n’a pas été clairement défini dans les textes.

 

Sans doute est-ce à ce prix que l’on gagne en expérience, et donc en maturité ! Et c’est ainsi, par l’apprentissage, qu’une institution tire les leçons de ses erreurs et sait grandir et murir rapidement et efficacement !

 

Par ailleurs, il est indéniable, il est incontestable, que le travail réalisé par la commission depuis sa création a été plus que conséquent ! Et la lecture du rapport le démontre bien. La masse de dossiers était impressionnante et je tiens ici, à saluer le travail des techniciens de la commission qui ont su garantir une fluidité du travail de la commission qui, depuis sa première réunion, a tenu séance quasiment toutes les semaines et a pu examiner 345 dossiers pour un total de plus de 33 milliards d’aides diverses ou autres subventions !

 

Travail énorme, titanesque, qui n’a pas empêché certain, au niveau du gouvernement, de faire porter la responsabilité des retards administratifs à ce nouveau circuit de la CCBF.

 

Je ne peux que dénoncer cette attitude. Comme dit le proverbe, il est souvent facile de voir la paille dans l’œil du voisin…

 

Mais dans cette botte de paille administrative, la CCBF a souvent réussi à trouver l’aiguille, l’aiguillon qui mettait à mal certaines décisions gouvernementales qui ne s’inscrivaient aucunement dans des politiques publiques à long terme, dans de vrais plans de développement cohérents.

 

De fil en aiguille, c’est ainsi que la CCBF a su trouver sa place au sein de nos institutions. Véritable mouche du coche, la CCBF plane désormais au-dessus du gouvernement, telle une épée de Damoclès, avec la « menace », même si le mot est fort, de dénoncer, lors d’un débat public, certaines décisions, certaines orientations inacceptables.

 

Voire même, sanction ultime, de saisir la CTC si tant est que nous estimions que l’argent public sera très mal utilisé.

 

Au fil de cette année d’existence, beaucoup de travail a donc été réalisé, c’est indéniable. Mais nous devons rester ambitieux pour ce nouvel organe qui trouve désormais toute sa place dans notre paysage institutionnel.

 

Aussi, j’appelle de mes vœux que nous fassions jouer cette possibilité qui nous est offerte de détacher un agent de l’Etat pour nous apporter de nouveaux éclairages, une réelle compétence en termes d’organisation budgétaire, de mise en place d’outils d’évaluation efficaces.

 

La CCBF doit continuer à faire œuvre utile en étant, non pas l’œil de Moscou, mais la voix du peuple, prête à alerter lorsque les risques financiers pour le pays sont importants.

 

Nous devons développer encore plus nos possibilités de recevoir les chefs de service ou d’établissements publics, ainsi que nous avions eu l’heureuse opportunité de le faire avec Monsieur Christian VERNAUDON.

 

Nous devons par ailleurs obtenir la pleine et entière participation du gouvernement dans ce nouveau processus de contrôle. Il ne saurait être vu comme un « empêcheur de tourner en rond » mais bien le garde-fou de l’action gouvernementale. Nos ministres, notre président, doivent se sentir soutenu par le travail de cette commission qui peut ainsi, avant qu’il ne soit trop tard, disposer du recul suffisant sur les décisions pour en jauger la dangerosité financière et politique.

 

C’est dans ce travail collaboratif que nous saurons préciser, aiguiser le champ d’action de la CCBF pour lui donner toute sa puissance et toute son utilité.

 

Aussi, dans la mise en place des régimes modernisant les conditions d’octroi des aides financières, nous devons être vigilants à ce que la CCBF ne se voit pas ainsi vidée de sa substance.

 

C’est à ce prix que nos institutions gagneront en efficacité et en légitimité.

Par TEMOTEM
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Vendredi 3 juillet 2009


Intervention de Madame Eléanor PARKER

(Séance du 30 juin 2009)

 

 

Rapport N°15-2009 relatif à l’avis de l’assemblée de la Polynésie française sur le projet de loi de transition environnementale (Grenelle 2)

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

 

Moins d’un an après l’adoption du premier texte, gravant dans la pierre l’impact réel du « Grenelle de l’environnement », le gouvernement central nous transmet à nouveau pour avis ce projet de loi, qui est la matérialisation concrète des objectifs fixés dans la loi Grenelle 1.

 

Je me permettrai aujourd’hui un petit rappel historique. Une histoire pas si lointaine, notre histoire, mes chers collègues.

L’histoire d’un avis sur une loi moderne et ambitieuse. Une loi issue d’une des plus grandes consultations populaires jamais réalisée depuis des décennies et engageant le pays sur le chemin, que dis-je, l’autoroute du développement durable.

Une loi ayant recueillie presque l’unanimité des votes à l’Assemblée Nationale, chers collègues, opposition comprise ! Bref, une loi qui ne pouvait pas être rejetée, quand bien même elle ne comblait pas toutes les attentes.

Je disais donc, que j’allais vous rappeler l’histoire. Et bien, chez nous, l’histoire retiendra que notre assemblée n’a pas donné d’avis sur ce projet de loi ! Malgré l’adhésion des associations spécialisées, des forces vives et de la classe politique, nous avons réussi le tour de force de ne pas donner d’avis sur cette loi.

Et même ceux qui, parmi nous, se faisaient les chantres de la protection de l’environnement, ont osé aller à l’encontre de leurs convictions !

Au prétexte, somme toute fallacieux, que l’Etat n’en faisait pas encore assez, le vote contre s’est retrouvé à égalité avec le vote pour et une abstention !

Véritablement, ceci me semble quelque peu péremptoire ! Nous osons dénoncer, sur un texte tel que le Grenelle, le manque de volontarisme de l’Etat, alors même qu’il venait de concrétiser une démarche encore rarement vue ailleurs, alors que nous sommes nous-mêmes bien en retard dans le domaine !!

Assumons-nous l’absence de transports en communs organisés ? Assumons-nous l’absence de vrai plan de gestion des déchets ? Assumons-nous un urbanisme incohérent et de plus en plus invasif sur notre environnement ?

De grâce, mes chers collègues, espérons aujourd’hui que le climat politique qui a mené à une situation aussi étonnante se soit apaisé et ait suffisamment évolué pour qu’enfin nous étudiions avec objectivité ce nouveau texte.

 

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Et quel texte ! Fort technique, pour ne pas dire quelque peu rébarbatif tant il renvoie à une somme d’instruments législatifs nationaux dont peu sont applicables chez nous.

Mais un texte représentatif d’une démarche toute à la fois globale et précise, complète et spécifique. A l’image du texte fondateur qui venait, dans presque tous les domaines de la société, fixer des objectifs visant, enfin, à garantir une protection efficace de notre environnement, le présent texte vient instaurer l’ensemble des dispositions nécessaires à la tenue de ces objectifs.

Il serait ici bien inutile d’égrener à nouveau l’ensemble des domaines concernés par ce texte et les instruments mis en place à cet effet. Le travail a déjà été réalisé par les rapporteurs.

Je ne prendrai que deux exemples pour démontrer à quel point ce projet de texte agit tel un zoom d’un appareil photographique, du plus large, du plus général au plus spécifique.

Ainsi, sur l’ensemble du territoire, les trames vertes et bleues vont être progressivement mises en place. On peut d’ailleurs espérer que, pour ce qui est de la partie maritime, cela se fasse également dans nos eaux.

Ces projets visent à créer des corridors écologiques entre différentes zones reconnues pour la richesse de leur biodiversité. Ces corridors permettront de mettre en relation de grands ensembles géographiques en permettant la circulation des espèces et, à terme, l’enrichissement génétique et la préservation de la biodiversité.

D’un autre côté, le texte vient également réglementer les problèmes d’assainissements dans les grands ensembles urbains ou bien encore des bandes enherbées le long des cours d’eau. Des dispositions très spécifiques qui sont également intégrées.

 

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Cette démarche à double focale vient nous rappeler que la protection de notre environnement tient à la fois de la volonté politique, notre volonté mes chers collègues, et aussi de la simple démarche citoyenne. Mais il est certain qu’une bonne exemplarité au plus haut niveau ne peut que faciliter l’initiative individuelle !

Au titre des mesures dont nous pourrions nous inspirer, celle imposant aux « maires et présidents des collectivités à présenter en amont du vote du budget, un rapport faisant le point sur la situation en matière de développement durable de la collectivité » serait un premier pas.

A ce sujet, il me semble important d’interpeller le Président de la Polynésie française, au travers de son gouvernement, et plus particulièrement de son ministre de l’environnement. Ne comptez-vous pas emboîter le pas à une telle démarche ? Et ce même sans attendre une réforme de notre statut prévoyant ce type de disposition ? Je vous sais tous, membres du gouvernement, fort sensibilisés à la question environnementale. Aussi, je vous encourage fortement à initier cette présentation lors du prochain budget !

Alors, bien sûr, nombre de mesures ne sont pas applicables à notre pays, compte tenu de notre statut. Mais, comme cela avait déjà été dit lors de l’examen du premier texte, il est primordial que ce Grenelle 2 soit une vraie source d’inspiration pour notre propre réglementation et l’organisation de notre société.

Car, de plus, l’article 46 du projet de loi relative à la mise en œuvre du Grenelle (ou Grenelle 1) imposait des objectifs aux outres-mers dont nous sommes, dans le respect de nos spécificités réglementaires.

 

« Faisons-vite, ça chauffe ! » Pour reprendre un slogan de circonstance !

 

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Pour ce qui est des mesures applicables en Polynésie française, je me risquerai à étudier le domaine de la santé. Les rapporteurs nous soulignent fort justement que nous disposons d’une réglementation relative à la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux. C’est une bonne chose.

Mais est-ce vraiment suffisant lorsque l’on sait que, au final, les déchets ne sont pas correctement pris en charge ? Lorsque l’on sait que le pays a fait construire un incinérateur spécifiquement dédié à cet effet et qu’aujourd’hui, cet incinérateur, qui a coûté plusieurs centaines de millions, est toujours inutilisé, voire inutilisable ?

Devons-nous nous satisfaire d’une seule réglementation alors que, dans les faits, aucune action n’est entreprise pour que la démarche soit effective ?

Véritablement, nous avons énormément d’efforts à faire pour embarquer dans le train du Grenelle !!

J’en terminerai là mes chers collègues, vous appelant à tous soutenir une telle démarche ; mais aussi, et surtout, à prendre enfin en main la protection de notre environnement et à mettre en place rapidement de tels outils pour le bien-être de notre population et l’avenir de nos enfants.

 

 

Par TEMOTEM
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Samedi 20 juin 2009



Intervention de Madame Eléanor PARKER

(Séance du 18 juin 2009)

 

 

Rapport N°43-2009 sur le Projet de Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure

 

Monsieur le président de l’assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le sénateur

Monsieur le Président de la Polynésie française, Monsieur le Vice-président

Mesdames et messieurs les ministres,

Mesdames et messieurs les représentants à l’assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

Mesdames et messieurs les journalistes,

A tous ceux qui nous regarde via Internet

Cher public, chers amis,

 

Cette loi « fourre tout » de part l’ampleur des champs qu’elle touche concerne en effet l’internet, les télécommunications, le code de la route et l’ensemble des infractions.

 

Monsieur le Ministre, nous voyons que dans ce rapport plusieurs points sont abordés et je commencerai mon intervention par une maxime.

« L’adversaire d’une vraie liberté et le désir excessif de sécurité ».

 

Cette maxime de Jean de la Fontaine résume de façon on ne peut plus claire la problématique auxquels les gouvernements doivent répondre depuis plusieurs années, et notamment depuis le 11 septembre 2001.

 

La persistance d’une menace tout à la fois présente et imperceptible, la volonté de garantir la pérennité d’un mode de vie sans en altérer les aspects les plus fondamentaux, voici les éléments d’une équation dont plusieurs tentatives de réponses ont été apportées depuis cette date fatidique du 11 septembre : Patriot Act, LOPSI, Hadopi, et bien d’autres noms qui reviennent régulièrement dans l’actualité nationale et internationale et qui sont tout autant associé à une réponse cohérente face à un besoin croissant de sécurité de la population qu’à des dérives « liberticides », selon l’expression consacrée, dangereuses pour la garantie des droits des individus.

 

Ces problématiques, en Polynésie française, nous paraissent souvent éloignées. Eloignés du tumulte qui règne dans les grands Etats de la planète, nous vivons dans un sentiment de sécurité et de préservation rassurants et d’une certaine façon justifiée.

 

Est-ce cependant vraiment justifié ? Les avis sont partagés. Quoiqu’il en soit, quand bien même la menace ne soit pas de façon certaine tournée vers notre pays, il n’en demeure pas moins que nous nous devons de répondre à un minimum de normes pour garantir notre destination et offrir, notamment, à nos touristes, les assurances nécessaires à leur sécurité.

 

Nous savons par exemple les touristes américains très sensibles à ces questions.

 

Mais il s’agit également de garantir notre présence sur les circuits commerciaux internationaux. Le transport maritime est devenu un secteur très encadré et très protégé où il peut être aisé, pour une destination portuaire comme la notre, de se faire mettre au ban pour avoir négligé le respect de ces nouvelles normes de sécurité.

 

Notre volonté de rester ouverts sur le monde est sans aucun doute à ce prix.

 

Voici rapidement résumée la philosophie de ce projet de loi qui nous est soumis pour avis par le gouvernement central, et également résumé les tenants et aboutissants de ce projet pour notre pays.

 

Cette nouvelle version de la « LOPSI » est basée sur le nouveau livre blanc sur la défense de 2008. Il tente de répondre aux nouvelles menaces extérieures que subi la France, notre pays, et qui ont considérablement évoluées depuis le dernier livre blanc de 1994.

 

Partant de ce constat, nombre de mesures viennent moderniser l’arsenal législatif, répressif et préventif en matière de grande criminalité dont, bien évidemment, le terrorisme, qui reste LA menace, je dirai, « à la mode ».

 

Mais, et c’est là toute l’originalité de ce projet de loi, le texte intègre également nombre de dispositions plus relatives à la sécurité intérieure.

 

Car la nouvelle philosophie du livre blanc tend à amalgamer la sécurité intérieure et extérieure tant il s’avère aujourd’hui que les ramifications de la menace s’imbriquent sur l’ensemble des problématiques de sécurité.

 

Et c’est plus en cela que le texte va nous impacter directement en Polynésie et qu’il est important de l’étudier et de donner un avis éclairé à ce sujet.

 

Dans l’exposé des motifs du gouvernement central, on s’aperçoit que, au-delà des menaces « médiatiques » qui font l’objet d’un grand nombre de mesures, le texte vient compléter et moderniser l’arsenal législatif en matière de lutte contre la délinquance routière et les violences intrafamiliales, les trafics de produits stupéfiants et les crises de santé publique et environnementales.

 

Ice, paka, pédophilie, alcool au volant… Voilà des menaces qui nous parlent à nous, élus de Polynésie, qui sommes confrontés quotidiennement, auprès de notre population, à ces problématiques.

 

Et il était important que l’Etat apporte, aujourd’hui, des réponses adaptées à ces menaces qui ne nous ont pas attendus pour évoluer, s’organiser et se moderniser.

 

Le travail réalisé est important et son efficacité sera sûrement au rendez-vous tant le texte ratisse large dans le panel de crimes et délits réprimés. Les services de police et de gendarmerie se verront désormais disposer d’outil de répression (captation des données informatiques en temps réel par exemple) mais aussi, et surtout, de suivi bien plus performants (amélioration du fichier d’identification des empreintes génétiques).

 

Alors, bien évidemment, pour en revenir au début de mon propos, mes chers collègues, se posera toujours la question de l’adéquation entre ces mesures et le nécessaire et impérieux respect des libertés individuelles, garanties dans une démocratie et un Etat de droit tel que l’Etat français.

 

Le récent débat sur le projet de loi HADOPI, visant à la répression du téléchargement illégal sur internet, a remis au goût du jour ce débat permanent.

 

Et l’on peut effectivement se poser la question sur certaines dispositions telles que la captation des données et ses modalités de mise en œuvre, ou bien encore l’extension des dispositions relatives à la vidéo protection.

 

On peut en effet craindre une trop grande immixtion des services de police dans la vie quotidienne des internautes au travers de l’utilisation de « chevaux de Troie » informatiques, sans information préalable de l’utilisateur, pour récupérer des données à caractère personnel.

 

De même de l’usage des images captées sur la voie publique par des organismes privés.

 

On ne peut qu’espérer que la CNIL, entre autres, se saisisse de ces questions et édicte les recommandations adéquates pour cadrer au mieux ces dispositions.

 

Je terminerai mon propos en rappelant que, lors de notre dernière séance, nous avons adopté une modification du Code de la route qui venait éclaircir et adapter les sanctions en matière, notamment, de conduite en état d’ivresse.

 

L’arrivée de cette nouvelle loi LOPSI nécessitera sûrement d’autres adaptations pour venir, encore une fois, renforcer des dispositifs primordiaux pour la sécurité des usagers sur les routes polynésiennes.

 

La sécurité est l’affaire de tous, dit le slogan. Que notre avis sur ce projet de loi intègre cette philosophie et nous invite, également, à adapter les dispositifs relevant de notre compétence pour répondre aux menaces et problématiques d’aujourd’hui.

 

C’est pourquoi le groupe To Tatou Ai’a se positionne en faveur de cet avis.

Par TEMOTEM
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