Interventions Mme Mataoa, Tuamotu Ouest

Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 21:21

         Te peretiteni o te apooraa rahi

         Te peretiteni o te hau fenua

         Te mau faatere hau

         Tatou te mau mero o te apooraa rahi

         Te mau papai vea, tatou paatoa Ia ora na i to tatou farereiraa i teie mahana

 

Te tuu mai nei outou i mua i te mau mero o te apooraa rahi i te hoe parau tuatapaparaa i te tapura faanavai raa faufaa no teie matahiti 2009.

 

Ua taio maitai vau i ta outou mau tatararaa i nià i te parau no te faahoturaa i to tatou fenua, e te tiàturi nei au e, ua papai mai outou i teie tapura faanavai raa faufaa ia au i ta outou mau opuaraa.

I roto i ta outou hioraa, te parau faufaa roa, oia hoi te parau no te faahotu raa i te fenua e te parau no te ohipa.

I roto i te mau raveà ta outou i tapea mai ua tape anoa mai au e piti.

Oia hoi :

-         Te haatoparaa i te parau no te hoo

-         E Te mau ito api

Tera ra, i roto i te tapura faanavai raa faufaa e ere roa tu ia te reira.

Te hinaaro nei outou e faahoi i te moni e vai nei i roto i te afata FRPH e te afata CAVC i roto i te tapura faufaa o te fenua. I nià ia i te hoe faito hoe miria e toru hanere mirioni.

E faatitiaifaro mai outou mai te peu te hape nei au.

Te faufaa e vai nei i roto i te afata FRPH, e faufaa ia no roto mai i te hau fenua, o te moni ia a te nunaa.

Teie pai afata, ua faataa hia teie faufaa moni mai te peu e, e maraa te moni hoo o te tura mori.

I teie mahana, aita e tià ia outou ia haapapu mai e, aita te moni hoo o te tura mori e maraa ananahi.

Tera ra, no te mea hoi e, ua farerei outou i te tahi mau fifi i nia i te parau no teie tapura faanavai raa faufaa, manao atura outou e rave ohie noa.

 E tii i roto i te mau afata e faufaa to roto no te tuu atu i roto i te tapura faufaa o te fenua.

I taù hioraa, mea tià ae e vaiho I teie tuhaa moni I roto I te afata FRPH, ia ore pai tatou e hiti mahuta  mai te peu e, e maraa faahou mai te moni hoo o te tura mori

Aore ra, mai ta outou pai e faahiti nei i roto i ta outou parau tuatapaparaa, tuu tei faufaa moni i nia i te mau opuaraa no te Ito api.

Aore ra, faatopa te parau no te moni o te litera mori i roto i te mau fare hoo raa mori, mama ai te oraraa o to tatou huiraatira.

Tera, te faaohipa ra ia outou i ta outou i papai.

No te mea hoi e, te ite nei au e, aita roa atu te parau ta outou i papai e tuàti ra i te parau ta outou e hinaaro nei e rave na roto i teie tapura faanavai raa faufaa

No te mea hoi e, te hinaaro nei matou e paruru i to tatou nunaa e auta ra i roto i to ratou oraraa  I tem au mahana atoà

E patoi matou I teie tapura faanavai raa faufaa.

 

Mauruuru i to outou faaroo raa mai e  Ia ora na.

 

 

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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /2008 21:47

Mme Léonie Mataoa

 

 

 

Rapport 93-2008 relatif à l’avis de l’assemblée de la Polynésie française sur le projet de décret fixant pour les années 2006 et 2008 la quote-part des ressources du budget de la Polynésie française destinée à alimenter le fonds intercommunal de péréquation

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

            Monsieur le Président du gouvernement de la Polynésie française,

            Mesdames et Messieurs les Ministres,

            Mesdames et Messieurs les Représentants,

            Chers Journalistes, chers Internautes,

 

 

Ce rapport apparaît comme une étape législative nécessaire, puisqu’elle concerne une partie du fonds d’alimentation de nos communes.

 

La péréquation est un système de redistribution des ressources attribuées aux communes afin que les plus petites d'entre elles puissent bénéficier d'un budget acceptable. Le fond Intercommunal de Péréquation varie selon les collectivités, à Mayotte il ne peut pas être inférieur à 20%.

 

Dans le cas actuel de la Polynésie française, le décret fixe à 17% le montant reversé au FIP. Ce décret est fixé par l’Etat, qui se base sur le compte administratif du budget de la Polynésie française. Une fois le décret établi, le pays prévoit un versement au fond intercommunal de péréquation, et c’est cet argent qui sera reversé aux communes, par l’Etat.

 

La question légitime qui s’est posée lors de la commission des Finances du 14 novembre était de savoir si le fait que les comptes administratifs ne retracent jamais les recettes perçues, ne faussaient pas l’évaluation du taux de prélèvement consacré au FIP.

 

Ensuite, un membre de la commission a justement fait référence à la modification du statut de la Polynésie française en 2007, précisément aux dispositions de l’article 52 qui fixe les modalités de fixation du taux de prélèvement.

 

En fait, l’article 52 n’a pas changé entre 2004 et 2007. Il prévoit l’existence d’un différentiel entre ce qui a été prévu au budget primitif et ce qui est constaté au compte administratif.

 

Dans le cas où il y aurait vraiment un différentiel entre ce qui a été prévu et ce qui est constaté, alors on adapte cette différence l’année qui suit.

 

Compte tenu des délais impartis entre ce qui est prévu et ce qui est constaté, des décalages existants entre la validation des comptes administratifs et la production du décret, il est nécessaire de conserver une flexibilité législative.

 

Au final, le taux est fixé à 17%. Le fonds intercommunal de péréquation est une source financière non négligeable pour les communes, une source qui doit être redistribuée dans les temps et de façon appropriée. Toutes ces démarches financières de redistribution qui sont sensées soutenir les budgets des communes, doivent, au bout du compte, se concrétiser dans les actions et investissements communaux. Plus que la démarche comptable, plutôt complexe en elle-même, c’est la population qui constatera le résultat d’une telle nécessité que le Fonds Intercommunal de Péréquation.

 

Je vous remercie de votre attention.

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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 06:02

Communication 12814 SG relative à la rétention d’information dans le cadre des travaux de la commission d’enquête chargée de proposer des mesures d’encadrement des marges et des prix des produits commercialisées et des mesures de contrôle et de répression en cas d’infraction



Pour la forme, nous sommes bien sûr en faveur de la confiance entre les services concernés, une confiance nécessaire lors de la transmission de documents, pour une commission qui se déroule à hui-clos, et dont les informations sont sérieusement conservées.

 

 


Pour le fond, il est difficile de se prononcer sans avoir entendu le droit de réponse de nos ministres. Pour quelles raisons les documents demandés mettent-ils autant de temps à parvenir à l’assemblée de la Polynésie française ?

 


La commission d’enquête est très active, elle se rencontre toutes les semaines et le travail est très assidu, pour ne pas dire dense.


Nous comprenons que les agendas ministériels soient très chargés, cependant cette communication est un rappel.

 


Un rappel que l’assemblée a aussi son mot à dire, qu’elle n’est pas une simple boite à voter des projets et des avis.

 


Il n’y a que les relations franches qui peuvent faire avancer les choses, nous soutenons donc la demande de monsieur le président de la commission d’enquête, sur les besoins de cette commission en documentation.

 


Six mois passeront vite et les membres de cette commission auront une obligation de résultat, il est encore temps de leur faciliter le travail en instaurant des relations de confiance et de bonne communication.

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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 22:33

TE MANA O TE MAU MOTU

Mme Léonie MATAOA

Séance du jeudi 16 octobre 2008


Rapport 54-2008 relatif à un projet de délibération portant approbation du compte financier de l’exercice 2007 et affectation du résultat en report à nouveau de la Caisse de soutien des prix du coprah



Fin mars 2008, on constate que la production de coprah est identique à celle de l’année précédente. Cependant, dans tous les archipels à l’exception des Marquises, cette production est en chute depuis 2005. La production de l’île de TAHAA, même si elle est en baisse depuis 2005, reste exemplaire.[1]

 

Selon les documents qui nous ont été transmis par la Caisse de soutien au prix du Coprah, et joints au rapport d’activité, la tendance générale est à la baisse dans ce secteur, depuis 2005 :

Aux Australes, à Rimatara, c’est moins 38 pour cent,

aux Gambiers, moins 61% dans la production du coprah,

aux Tuamotu Nord est, moins 40% à Pukapuka,

aux Tuamotu Ouest, Tikehau se démarque avec une augmentation de sa production de coprah de 52%

aux îles du vent, c’est moins 62% à Mo’orea,

aux îles sous le vent, Bora Bora : moins 11 %, Huahine : moins 42%, Maupiti : 44 %, idem pour Raiatea, et pour Tahaa, moins 22% ;

 

Par contre aux Marquises, c’est la croissance régulière de la production de coprah avec, rendez-vous compte, une augmentation de 159 % de la production du coprah sur l’île de TAHUATA !

Comment expliquer que dans certains endroits la production est en chute libre et dans d’autres, qu’elle est en pleine croissance ?

Particulièrement aux TUAMOTU, ce ne sont pas les cocotiers qui manquent. On nous a dit de relativiser, car en effet, la coprahculture ne serait qu’une activité annexe pour les habitants des Archipels, et l’on ne produit du coprah que lorsqu’on a un besoin financier, dans certains endroits.

 

Et bien comment faire changer les mentalités du Polynésien qui achète son lait de coco en boite mais qui n’est pas motivé pour lancer une entreprise de production de lait de coco local ; ici, tout se fait à petite échelle et les investissements trouvent rarement compensation. Pourtant il existe tellement d’alternatives dans ce secteur autant au niveau alimentaire qu’en matière de développement durable.

 

L’augmentation du prix du coprah à échelle internationale est une excellente chose qui devrait inciter à la croissance de ce secteur qui n’est encore aujourd’hui, qu’à l’état de potentiel dans notre pays. Le développement des biocarburants est à l’origine de la hausse du cours international du coprah. [2]

 

A-t-on vraiment agi en matière de régénération des cocoteraies ? A-t-on vraiment motivé cette production dans nos îles les années passées ? Le coprah fait partie des matières premières dont les cours flambent puisqu’ils ont doublé en moins de trois ans et cependant la Polynésie française n’en profite pas.

 

N’y a-t-il pas là matière à réfléchir, puisque la politique générale est de vouloir développer nos propres ressources. Qu’attendons-nous pour « surfer sur la vague du biocarburant » ? Et qu’en est-il aujourd’hui de la régénération des cocoteraies, sachant qu’il faut près de 10 ans pour qu’un cocotier soit rentable ?

 

Notre collègue Liliane Mairoto a justement soulevé des points essentiels qui sont des freins à une bonne production de coprah :

ü     Il existe un problème phytosanitaire lors des envois de cocotiers, d’île en île. A Napuka, des cocotiers ont été envoyés avec des fourmis, des gros rats, des cents pieds.

ü     Aux Tuamotu, les habitants sont parfois confrontés à des problèmes de transportation du coprah puisque la coprahculture se fait sur des motu et sa production se mesure en tonne ; les petits bateaux pour la transportation jusqu’à l’île ne correspondent pas aux besoins des habitants. C’est ainsi qu’on voit un potentiel limité, on ne peut pas donc dire qu’il y a un manque de motivation, mais dans la réalité des choses, les coprahculteurs ont aussi des bâtons dans les roues qui ralentissent leur productivité.

 

ü     Et surtout, il existe le problème de régénération des cocoteraies à régler au plus vite.

 

Si nous arrivons à résoudre, ne serait-ce que ces quelques problèmes, nous pourrons peut-être profiter et faire profiter notre économie de la conjoncture internationale positive dans le secteur du coprah.



[1] 2005/ 1000 tonnes, 2006/ 773 tonnes, 2007/ 780 tonnes

[2] Selon Ingrid IZQUIERDO, chef du service des affaires économiques

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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 22:36

Nous avons marché jeudi dernier, pourquoi ?
Pour une réforme concoctée en métropole, suite à l’avant dernier rapport préparé par monsieur Copé en novembre 2006, un rapport qui a été établi par 3 administrateurs qui n’ont jamais mis les pieds en Polynésie française.

Le 13 mars 2007, monsieur BRARD a déposé son rapport à l’assemblée nationale, dans lequel il parlait de créer un observatoire des prix avant d’entamer toute réforme sur l’ITR, mais les parlementaires métropolitains n’ont jamais considéré cette éventualité.

Cette indemnité « vie chère » fait partie de la pension outremer depuis 1952 ; on nous dit aujourd’hui que l’Etat n’a plus d’argent : mais la Polynésie française n’a plus d’argent non plus, alors que faisons-nous ?

Nous constatons, d’abord.

Nous constatons que monsieur le Ministre de l’Outremer ne connaît pas la différence de la cherté de vie dans les outremers, de la Réunion à la Polynésie française, la vie est différemment chère. Pourtant cette réforme gomme nos différences îliennes : Dès 2009, l’Indemnité temporaire de Retraite sera plafonnée à 8000 euros par an pour les futurs retraités ; nous constatons que la diversité de l’outre mer n’apparaît pas du tout pour les actifs qui partent à la retraite après le premier janvier 2009, et cette diversité, qui l’a instauré ?

Ces un million de francs CP mentionnés par le ministre lors du journal télévisé correspondent en fait à 79554 par mois, dans une pension mensuelle de 888 euros par mois, soit l’équivalent de 107000 fcfp, soit inférieure au SMIG. Peut-on là, parler de haut revenu avec 107 000 FCFP par mois ?!

Nous constatons qu’il n’y a eu aucune concertation et que l’impact économique sera énorme. Ces fonctionnaires retraités sont aussi créateurs d’emplois, de la femme de ménage au jardinier, qui paiera la conséquence d’une telle réforme ? Toutes les activités annexes seront réduites, la baisse de consommation entraînera forcément une baisse d’activité. Ne parlons pas des conséquences sur l’immobilier, comment allons-nous nous adapter à une perte de revenu globale ? En plus de ça, dans deux ans, 1500 foyers disparaitront avec les départs des militaires. Rien de tel pour miner définitivement notre économie.

Nous constatons que cette réforme nous tombe dessus comme un couperet, sans période d’adaptation, sans transition possible. Avons-nous, Polynésiens, les mains liées que nous ne puissions rien faire aujourd’hui pour défendre des acquis que nous n’avons jamais demandé dans le passé ? Parce que dans notre histoire économique, nous avons subi cette cherté de vie exceptionnelle et spécifique qui n’a absolument rien à voir avec les autres communautés îliennes francophones.

On prend des terres et ensuite, on les revend. On nous donne des acquis et ensuite on les reprend. Que se passe-t-il exactement ? Allons-nous rester passifs ? Je suis une femme politique, autonomiste, qui a soutenu le gouvernement de monsieur Sarkozy, qui a soutenu l’élection des députés polynésiens actuellement en cours de mandat, et je considère que cette réforme arrive comme un cheveu sur la soupe. Elle est justifiée en stigmatisant les Polynésiens, en les montant les uns contre les autres. Oui, les fonctionnaires ont une prime « vie chère », mais pour une fois enfin, que le gouvernement central écoute la Polynésie française.

Qu’on tienne compte de NOTRE spécificité, qu’on nous entende enfin : Nous avons marché, jeudi dernier, ensemble. Parce que nous aimons tous notre pays et nous voulons défendre ses intérêts, mais aussi et surtout, nous sommes en droit de contrôler notre histoire économique, de contrôler notre destin.

Nous disons oui, au moratoire, en attendant d’être entendus : car être écoutés ne suffit pas, il faut être aussi compris. Nous devons nous faire entendre en métropole, quitte à nous déplacer, quitte à médiatiser nos exigences.

Cette réforme ne sera acceptée que lorsqu’elle prendra en considération nos spécificités et qu’elle aura pris en compte les impacts économiques qui en découleront.

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