Interventions M. Temauri FOSTER, Tuamotu Est

Mercredi 4 novembre 2009

Séance plénière du 29 octobre 2009

Assemblée de la Polynésie française

Intervention du groupe parlementaire « Te Mana O Te Mau Motu »

 

Sur l’AVIS N°     A/APF   DU     sur le projet de décret fixant pour les années 2007 et 2009 la quote-part des ressources du budget de la Polynésie française destinée à alimenter le fonds intercommunal de péréquation.

 

Le Groupe Parlementaire « Te Mana o Te Mau Motu »

 

 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Président de la Polynésie française, Monsieur le Vice-président,
Madame et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de Polynésie française, chers collègues,
Mesdames et Messieurs de la Presse,

Mesdames et Messieurs du Public,
Iaorana.


Nous sommes saisi pour avis sur le projet de décret fixant pour les années 2007  et 2009 la quote-part des ressources du budget de la Polynésie française destinée à alimenter le fonds intercommunal de péréquation.

 

En propos liminaires,  il me paraît nécessaire de rappeler le cadre juridique de ce dispositif prévu à l’article 52 alinéa 2 de la loi organique n°2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française, qui précise que : « … Cette quote-part, qui ne peut être inférieure à 17 % des dites ressources, est fixée par décret, après consultation de l’assemblée de la Polynésie française et du conseil des ministres de la Polynésie française, en tenant compte des charges respectives de la Polynésie française et des communes. Lorsque le compte administratif de la Polynésie française fait apparaître que le produit des impôts, droits et taxes effectivement perçus est inférieur au produit prévu au budget primitif, le montant de la différence est inscrit en déduction de l’assiette du fonds intercommunal de péréquation de l’année suivant celle de l’adoption du compte administratif (n+2). »

 

Je rappelle ensuite, qu’en regard du constat d’une diminution de nos recettes fiscales de 13.000.000.000 FCP, le ministre des finances voulait imputer cette minoration, dès le vote du 3ème collectif 2009, en diminuant de près de 3 milliards la dotation prévisionnelle du FIP

 

La loi nous oblige d’attendre le compte administratif 2009 du budget de la Polynésie française, qui ne sera connu que l’année prochaine en 2010, pour constater la baisse du produit des impôts, droits et taxes effectivement perçus en 2009 par rapport aux prévisions du budget primitif de la même année.

 

Cette différence, une fois connue courant 2010, sera déduite de l’assiette du fonds intercommunal de péréquation de 2011, suivant donc celle de l’adoption en 2010 du compte administratif 2009.

 

Nous devons respecter la lettre de l’article 52 al. 2 de la loi organique n°2004-192 du 27 février 2004, portant statut d’autonomie de la Polynésie française, donc, nous ne pouvons accepter la modification du 2° de l’article 1 du projet de décret, fixant pour les années 2007 et 2009 la quote-part des ressources du budget de la Polynésie française destinée à alimenter le fonds intercommunal de péréquation, celle qui est proposée par le gouvernement.

 

D’autres questions nous interpellent :

 

Sommes-nous vraiment tenus de nous appuyer sur ce que font nos amis calédoniens quant à leur manière de travailler ? Comme nous le savons la Nouvelle Calédonie ne connaît pas de difficultés économiques et financières.

 

Est-ce une manière détournée de contrôler les finances des communes ? Pour nous, ces propositions de modification de décret 2007-2009 nous donnent l’impression que le gouvernement manque totalement de confiance dans la relance économique.

 

D’ailleurs, nous constatons que le plan de relance économique annoncé par votre gouvernement, semble incertain, douteux, et  pas du tout probant pour nous laisser augurer un avenir meilleur.

 

En cela, nous sommes inquiets pour l’avenir des communes de Polynésie française, car elles ne méritent pas un tel traitement.

 

Vos dispositions ne relèvent pas d’une politique de soutien favorable au développement économique des collectivités territoriales, en risquant au contraire de fragiliser la gestion de leurs budgets.

 

Votre gouvernement attache vraiment peu d’importance aux communes, c’est dommage et grave de conséquences pour la construction de notre pays.

 

Devant cette situation d’incertitude, nous ne pouvons suivre l’avis défavorable qui nous est proposé par le gouvernement. Aussi, le groupe « Te Mana O Te Mau Motu », votera contre ce projet d’avis.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

 

Le Groupe « Te Mana O Te Mau Motu »

Par TEMOTEM
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Mardi 3 novembre 2009

Intervention de M. Temauri FOSTER sur le projet de loi relatif au DSPE n°112-2009 du 10 septembre 2009


Le Groupe parlementaire "Te Mana O Te Mau Motu"

 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Président de la Polynésie française, Monsieur le Vice-président,
Madame et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de Polynésie française, chers collègues,
Mesdames et Messieurs de la Presse,

Mesdames et Messieurs du Public,
Iaorana.


 

Nous voulons être cohérents par rapport à notre prise de position lors de l’examen du texte  sur la suppression de la DSPE. C’est pour cela que nous demandons que :

 

1- l’article LP2 du projet de loi de pays soumis aujourd’hui à l’examen soit retiré et que la présente loi se concentre sur l’exonération totale de la DSPE pour 2009

 

2 – au plan réglementaire et légal, même si la loi devait être adoptée, celle-ci serait-elle applicable dans des délais raisonnables étant donné que la date limite de vigueur de cette loi est le 31 décembre 2009.

 

Si ce projet de loi de pays pouvait être rendu applicable à compter de  cette date, face à ce doute « Te Mana O Te Mau Motu » émet un avis défavorable sur l’article LP2, et en revanche se positionne favorablement sur l’article LP1 pour l’étendre même jusqu’à fin décembre 2009, en année pleine.

 

Nous suggérons que le nouveau DSPE nous soit proposé à l’examen de notre assemblée dès début janvier 2010 pour qu’elle soit libre de son application.

 

Nous comprenons la position du Ministre, pour faire appliquer ce texte bien malgré les renseignements que nous avons de la part des membres de la profession. Ceux là même qui étaient contre la DSPE au moment où nous avons proposé cette suppression dans ce même texte, ceux là même sont revenus dessus et ont été favorables à un DSPE de 50 FCP/la perle à l’export.

 

Mais c’est sur son application qu’il y a un problème. Pour « Te Mana O Te Mau Motu », ce projet de loi de pays est proposé de manière trop tardive, car nous estimons que son application ne sera pas effective alors que sa date d’échéance est fixée au 31 décembre 2009.

 

Nous nous inquiétons sur la légalité de son application vu que le Haut Conseil dans son rapport a précisé : « …En conséquence, il recommande vivement que la disposition étendant le champ d’application du DSPE à de nouvelles positions tarifaires n’intervienne au plus tôt, qu’à compter de l’adoption de la loi du pays  et non au 1er août 2009 (article LP 2, -I 1°) ….»

 

Ce projet de loi de pays ne peut être appliqué avant trois mois, outre le problème de rétroactivité.

 

Il ya un problème d’applicabilité de cette loi sur sa rétroactivité et en tenant compte d’éventuels recours qui pourrait être déposé contre cette loi.

 

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

Le Groupe parlementaire "Te Mana O Te Mau Motu"

Par TEMOTEM
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Mardi 3 novembre 2009

INTERVENTION de M. Temauri FOSTER à la séance plénière du 15 Octobre 2009

Intervention relative aux 2 rapports sur les projets de « Loi du Pays » concernant le cadre réglementaire des délégations de service public de la Polynésie française et des établissements publics et ceux des communes, de leurs groupements et de leurs établissements publics.

 

 

Le Groupe Parlementaire « Te Mana o Te Mau Motu »

 

 

Monsieur le Président de l'Assemblée de la Polynésie française,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Président de la Polynésie française, Monsieur le Vice-président,
Madame et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de Polynésie française, chers collègues,
Mesdames et Messieurs de la Presse,

Mesdames et Messieurs du Public,
Iaorana.


Nous sommes heureux que ces projets de « loi du pays » soient soumis à notre examen, car ils correspondent à une demande forte des élus, souhaitant la mise en place de ces délégations de services publics dans notre Pays et en particulier dans les secteurs des transports maritimes, terrestres et aériens.

 

 

En effet, l’actualité politique de ces derniers jours ne nous laisse pas indifférent face à la décision prise par le gouvernement de M. Oscar TEMARU quant au choix du projet du « King TAMATOA ». Certes, nombreuses et suffisantes sont les démonstrations et preuves à l’appui, très largement médiatisées, afin de sensibiliser l’opinion publique.

 

 Nous le réaffirmons avec force, le projet du King TAMATOA est une erreur stratégique de premier ordre, qui pèsera sans aucun doute sur les finances du Pays pour les années à venir.

 

 Pourquoi dépenser plus alors que l’on peut faire aussi bien  avec moins !!!… Hélas, c’est le choix malheureux du gouvernement et une erreur  que nous dénonçons avec d’autres groupes politiques de cette assemblée, qui  partagent avec nous cette analyse. Le Projet du King TAMATOA sera un FIASCO, tant économique que politique !!!

 

Monsieur Oscar TEMARU, Président du gouvernement de la Polynésie française nous transmet, aux fins d’examen, deux projets de « loi de pays»  relatif au cadre réglementaire des délégations de service public de la Polynésie française, des communes et de leurs établissements publics, alors même, qu’il engage d’avance le Pays dans des dépenses considérables, en octroyant la licence à king Tamatao. Dont la contribution du Pays est évaluée approximativement à 3,5 milliards de francs, en comptabilisant, pêle-mêle, l’ensemble des coûts liés  à l’opération : défiscalisation, exonération, aménagements, adaptations portuaires dans les différentes îles et accueil à terre dans les différents ports des îles sous le vent, malgré ses déclarations publiques au sein même de cette Hémicycle sur son refus catégorique d’accorder ces mêmes avantages de défiscalisation et de soutien au carburant pour ce-dit navire.

 

Chers collègues, nous nous devons d’être lucides et raisonnables et de reconnaître que ce projet est irréaliste.

 

Ces projets de « loi du pays » arrivent à point nommé puisque en article 1er il est stipulé que : « …le délégataire peut être chargé de construire des ouvrages ou d’acquérir des biens nécessaires au service… ».  

 

Si le Pays se devait d’investir 3,5 milliards francs, pourquoi conformément à cet article 1er , celui-ci ne se chargerait pas d’acquérir un navire pouvant répondre  à un cahier des charges spécifique à ce service public pour cet archipel, puis lancer un marché public pour son exploitation,  lequel garantirait aux populations des îles sous le vent un service public de qualité, tant au plan du confort qu’à celui de la sécurité et surtout assurerait un coût stable et durable. C’est le souhait des populations des îles sous le vent.

 

Pourquoi se précipiter alors que les discussions déjà engagées n’ont pas été suffisamment comprises ? « Te Mana O Te Mau Motu » ne voudrait pas que, suite à l’octroi de la licence, nos doutes se confirment quant  à sa transformation en une délégation de service public, alors que nous savons déjà tous que l’exploitation de ce navire sera déficitaire,  à hauteur  de 800.000.000 FCP dès la 1ère année, selon les estimations des experts.

 

A point nommé, puisque le pays disposera dorénavant du cadre juridique et réglementaire nécessaire pour mieux organiser ses missions de délégation.

Aussi Te Mana o Te Mau Motu demande au Président du Pays de mettre le Tahiti Nui en délégation de service publique pour les îles sous le vent, le temps d’écrire le cahier des charges sur l’outil le plus adapté à la desserte des Iles sous le vent en privilégiant la performance, l’économie, l’efficience, l’efficacité et la transparence. Mes chers collègues, et c’est le meilleur service que vous rendez à notre Pays et à nos concitoyens…

 

 

La Polynésie française, forte de son statut d’autonomie, doit entrer de plein pied dans une ère nouvelle, dans la  culture nouvelle du résultat, qui induit de savoir rendre des comptes, de justifier ses dépenses au franc près, aussi bien à la population-citoyenne et contribuable, qu’à la chambre territoriale des comptes, de rechercher, pour tout projet, le moindre coût pour la meilleure efficacité et le meilleur service rendu à l’usager.

 

 C’est pourquoi, nous ne pouvons plus accepter de « fermer les yeux » sur l’attribution à outrance de défiscalisations et d’exonérations à des projets disproportionnés et non adapté au besoin de notre pays.

 

Pour autant, ces projets de loi étant indispensable au Pays, le groupe « Te Mana O Te Mau Motu » votera pour.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

Le Groupe « Te Mana O Te Mau Motu »

Par TEMOTEM
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Samedi 4 juillet 2009


Intervention de Monsieur Temauri FOSTER

(Séance du 2 juillet 2009)

 

 

Rapport N°48-2009 relatif à un projet de délibération portant approbation de l’Etat et la Polynésie française relative au fonctionnement des maisons familiales et rurales de Polynésie française au titre des années 2009/2010 à 2013/2014

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

 

L'insertion professionnelle des jeunes rencontre un écho profond dans la population, dans la mesure où elle se trouve au premier chef concernée par les conditions d’entrée dans la vie active des nouvelles générations.

Le traitement de cette question donne lieu à l’actualisation de politiques publiques, dans des domaines aussi divers que ceux de l’enseignement, du marché du travail ou encore des systèmes de formation.

Force est de constater que l’insertion des jeunes de moins de vingt-cinq ans demeure préoccupante au regard de l’accès à l’emploi. Dans un contexte général de permanence d’un chômage de masse, les efforts conjugués de l’Etat et des partenaires sociaux sont une véritable aubaine.

Bien que globalement le diplôme reste une arme contre le chômage, une analyse affinée laisse apparaître de profondes disparités en fonction du cursus suivi. Si les titulaires de licences professionnelles, de diplômes de troisième cycle ou encore de grandes écoles connaissent des taux de chômage croissants, la détérioration de l’insertion professionnelle est encore plus importante pour les jeunes titulaires de CAP ou de BEP. , Ce taux de chômage tend même à se rapprocher de celles des non diplômés de l’enseignement secondaire.

L’entrée dans la vie active des jeunes générations doit être considérée comme un objectif en soi, mais aussi comme un facteur fondamental du développement économique et social du pays.

Le défi de cette insertion ne peut toutefois être traité de manière satisfaisante indépendamment de la cohérence d’ensemble des politiques conduites dans le domaine économique et social. Il est bien évident qu’une chaîne de valorisation de la filière doit être mis en place afin d’assurer une fin logique et profitable aux élèves issus de ce genre de cursus.

Bien sûr le rythme de croissance de l’économie française s’avère insuffisant pour accroître le volume d’emplois. Il est indispensable que les politiques de relance de la croissance passent notamment par un niveau significatif de mesures de développement de filière. Donner l’accès à l’enseignement dans un secteur donné sans plan de développement de cette filière c’est comme donner les outils sans les moyens de réussite.

Notre société ne saurait en effet se satisfaire de politiques d’emploi trop peu renouvelées : tels que les contrats précaires proposés par le SEFI dans  le secteur agricole qui sont souvent le CEPIA et l’ICRA et qui sont malheureusement des emplois peu attractifs et des rémunérations peu motivantes.

 

Les perspectives de carrière sont vraiment peu stimulantes. Au titre des préalables, le groupe To Tatou Ai’a estime que l’intégration des jeunes dans la vie active doit s’entendre comme permettant de déboucher sur un emploi stable et de qualité de nature à favoriser le processus d’ascension sociale. Essentiellement quand la filière agricole souffre d’une image peu valorisante.

Par ailleurs, j’aimerai attirer l’attention de notre ministre de l’éducation quant au manque de motivation des jeunes diplômés issus des maisons familiales rurales (MFR) de Polynésie française. Seulement un quart de ces jeunes diplômés  poursuivent le cursus en se spécialisant dans une des branches qu’offre le lycée d’OPUNOHU, tandis que les trois quarts d’entre eux tentent de chercher un emploi. Une conseillère d’orientation serait peut –être à ce stade de la formation une alternative plus appropriée afin d’illustrer la spécification comme une voie vers un avenir meilleur. 

Traiter de l'insertion professionnelle des jeunes issus de l’enseignement agricole nécessite d’en identifier les différents freins et obstacles, en prenant en compte la diversité des situations des jeunes et en intégrant à la réflexion la temporalité de l’insertion professionnelle et sa réalité à court et moyen terme.

Il s’agit de tout mettre en oeuvre pour améliorer les conditions de l’insertion professionnelle de ces jeunes. Cela suppose de rapprocher le monde de l’éducation et celui du travail, sans pour autant concevoir la formation initiale sous le seul angle des exigences du marché du travail.

Cela implique également de repenser complètement les moyens d'accès à un premier emploi et, au-delà, de rechercher les réponses propres à permettre une insertion rapide et durable dans des emplois de qualité.

Enfin, s’il apparaît nécessaire de renforcer l’adéquation entre la formation et l’emploi, notre assemblée souhaite attirer l’attention sur l’article 9 de la convention et l’implication d’une lourdeur administrative que ne saurait gérer les formateurs.

Les conditions et modalités du contrôle financier de l’Etat sont particulièrement contraignantes et laborieuses. Il serait dommage de démotiver nos formateurs avec tant de rigueur. Le compte financier devrait normalement être suffisant et, en cas de doute, il serait toujours possible pour l’Etat de demander des précisions sur certaines opérations. Il est plus facile de fournir des justificatifs par la suite s’il y a un doute.

Par ailleurs, au-delà des aspects de procédures comptables, ne pourrait-on demander aux MFR, dont certaines souffrent de graves carences, de préparer un budget prévisionnel précis (fonctionnement et investissement) où seraient répertoriés, avec leurs coûts, les travaux à entreprendre chaque année, pour garantir des installations de qualité et aux normes ; de manière ainsi à renégocier avec l’Etat l’intégration d’un amendement sur l’augmentation de l’enveloppe prévue ? La reconduction simple de la convention n’est pas satisfaisante car elle ne prend pas réellement en compte les besoins des MFR, au fil des ans.

 

Quoiqu’il en soit, nous voterons donc pour l’adoption du présent rapport sous réserve d’amender l’article 9.

 

Par TEMOTEM
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Samedi 27 juin 2009


Intervention de Monsieur Temauri FOSTER

 

Rapport N°46-2009 relatif à un projet de délibération portant modification n°2 du budget du CAVC (Compte d’aide aux victimes des calamités) exercice 2009

 

Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,

Monsieur le Président de la Polynésie française,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, chers collègues,

 

Depuis 1996, le compte d’aide aux victimes des calamités n’a jamais cessé d’être approvisionné à hauteur de plusieurs milliards et consommé aussitôt en interventions sur les infrastructures publiques, en subventions aux communes et tout dernièrement en remboursement du capital de la dette.

 

Il faut dire que l’aide aux victimes des calamités naturelles est un dispositif indispensable voire essentiel et que le contraire ne viendrait à l’esprit de personne d’entre nous.

 

Les cyclones sont parmi les plus dévastateurs des phénomènes météorologiques. Ils représentent un risque majeur pour l'ensemble des zones intertropicales, et notamment pour les départements et territoires d'outre-mer. En raison notamment de la " force " du phénomène, les cyclones sont chaque année à l'origine de bilans humains et économiques très lourds.

 

On compte en moyenne cinquante ouragans par an, dont approximativement 70 % dans l'hémisphère nord. La région la plus active est le Pacifique nord-ouest, avec plus de 35 % des cyclones tropicaux, parmi les plus étendus et les plus violents. Nombreux ont été les cyclones ayant causé plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers de morts.

 

La Polynésie française a tout de même de la chance car nous ne sommes pas aussi touchés que nos amis des Dom. Depuis 1996, nous avons été victime du phénomène « El Niño » et quelques fortes houles et intempéries.

 

Cependant, les coûts restent très élevés. Les dernières variations climatiques devraient nous préoccuper d’avantage. En effet, les catastrophes naturelles ne se résument pas aux cyclones et aux intempéries. Nous ne sommes pas à l’abri d’un tsunami ou encore de phénomènes naturels et anthropiques tels que l’augmentation des eaux marines. Cela coûtera bien plus cher au pays si nous ne réagissons pas.

 

Aujourd’hui, des progrès réalisés dans les dispositifs de prévision et d'information des populations démontrent qu’il est indispensable de prévoir l’avenir grâce à la surveillance météorologique et à l'alerte de la population, ainsi que par des mesures d'ordre réglementaire et constructif.

 

Les enjeux humains, économiques et environnementaux sont trop importants pour que nous ayons à subir sans prévoir.

 

En termes d’enjeux humains on comptabilise souvent des victimes de dommages corporels auxquels s’ajoutent les sans-abri qui par conséquent viennent s’ajouter aux enjeux économiques. Les conséquences économiques peuvent également être liées à l'interruption des liaisons aériennes et maritimes ou aux dégâts portés aux réseaux divers (eau, téléphone, électricité).

 

Les dommages portés aux édifices, aux routes, ou aux infrastructures publiques peuvent entraîner des coûts considérables. Nous en avons déjà fait l’expérience avec les dernières intempéries.

 

Compte tenu de tous ces éléments, nous voterons donc pour l’adoption du présent rapport.

Par TEMOTEM
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